PARIS VERSAILLES MEAUX

BUDGET 7 jours, 1 personne

TGV  (problème en fin de récit)_ _ _ _ _ _ _     210 €

Hébergement  AventureTv      _ _ _ _ _ _ _         0

Transport Urbain (métro/ RER)      _ _ _ _ _        38 €

Accès aux sites et musées  _ _ _ _ _ _ _ _       22  €

Autres dépenses  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _        60 €

Budget total pour une personne sur 7 jours:    330 €

Attention, pour ce voyage, j'ai été hébergé par un membre d'AventureTv, il faudrait compter près de 35€ par nuit (auberge) et 49€ dans des petits hôtels. De plus, j'ai bénéficié d'un accès prioritaire et gratuit à la plupart des sites.

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20 octobre

     Départ du TGV de Montpellier à 9h25 (siège individuel, 1er classe (77€)), arrivée gare de Lyon vers 12h45. Métro ligne 14, jusqu'à Pyramide puis 7 jusqu'à Crimée. Arrivée à Paris 19e. Achat de 10 tickets pour 14€50. Dépôts des affaires, rapide collation puis on tente d'aller aux catacombes. Arrivé sur place une file d'attente interminable! On renonce vite. On se dirige vers les jardins du Luxembourg, puis le panthéon mais il est un peu plus de 17h et ils ne laissent plus rentrer les visiteurs. On met le cap sur l'Ile de la cité mais Notre-Dame est bouclée par la police. Il est temps de rentrer. Après quelques courses (env. 20€), on rentre faire la popote et au cours de l'apéro germe l'idée de s'éloigner un peu de la capitale, demain.

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21 Octobre

     Rapide petit déjeuné puis direction, la gare de l'Est. On prends un Billet pour Meaux (17 € A/R), vingt minute après, nous arrivons à destination, rapide coup d’œil sur la Marne, puis direction la cathédrale, mais c'est l'heure de la messe et donc pas question de filmer. On prend donc un bus direction le musée de la Grande Guerre qui se trouve un peu en périphérie. Derrière une statue monumentale, le musée forme une sorte de grande terrasse intégrée dans la flanc de la colline. Pour nous, l'entrée sera gratuite (normalement 8€). La visite débute par un retour vers ce qu'il est commun d’appeler les causes lointaines de la guerre de 14. La guerre franco prussienne et la volonté de revanche nationaliste, le jeu des alliances. La qualité des pièces présentées est immédiatement saisissante et la muséographie irréprochable. On arrive ensuite dans la petite salle de l'assassinat du prince héritier au trône d'Autriche où on comprend vite le non évènement que cela aurait du être, si d'autres enjeux (peu précisés) n'étaient entrés en ligne de compte. Après un couloir d'images, on pénètre dans la grande salle au cœur du musée. Magnifiques reconstitution des tranchées et présentation du matériel utilisé (comme un camion pigeonnier mais aussi des avions, tank et diverses armes...). De part et d'autre de l'axe central on accède à des expositions quasi exhaustives sur différents thèmes (stratégies des combats, conditions de vies des soldats, armements, médecine, alliances, bombardements...). La visite peut se conclure par une vue du toit sur le paysage qui  été en parti le lieu des affrontements. Vous l"aurez compris, j'ai vraiment apprécié cet endroit. Après trois heures de visites nous retournons dans le centre ville, mais c'est dimanche et la plupart des restaurants sont fermés, qu'à cela ne tienne,ce sera un rapide Kebab au chèvre miel pour 6€. Puis retour dans la jolie cathédrale Saint Etienne du XIIe siècle et passage au sympathique et accueillant office du tourisme.  Outre des conseils avisés pour terminer agréablement la journée, nous y achèterons une bouteille de bière de Meaux (5€) et une incroyable carte commémorative de l'IGN au 450 OOOè sur tous les lieux importants de la première guerre mondiale (9€). Pour terminer la journée, nous irons nous poser sur une jolie petite plage au bord de la Marne à l'entrée du parc naturel du pays de Meaux. Vers 19h, retour sur Paris.

22 Octobre

     Aujourd'hui, dès 8H30, je me dirige vers le Louvre. Lorsque j'arrive sur place la fille d'attente est déjà assez longue sous une légère pluie d'automne. Je tente ma chance, sur une entrée annexe et Bingo, j'accède directement et gratuitement (entrée normale 15 €) au musée après avoir fait passer les contrôles de sécurité à mon équipement.

A ce moment, là, je n'imagine pas a quel point ma visite va être longue et fatigante, en effet, je ne ressortirai du musée que vers 17h30 (8 heures et demi à errer dans les entrailles de ce monstre).

     Mais reprenons depuis le début, j'ai commencé ma visite par l'aile Sully en passant par le pavillon de l'horloge et donc par le sous bassement de l'ancienne forteresse de Louis Auguste au XIIe, puis je suis rentré dans la galerie égyptienne. Le début est assez décevant, la collection semble bien moins impressionnante que celle du musée de Berlin, mais rapidement les pièces deviennent de plus en plus spectaculaires. On passe ensuite à l'antiquité du proche orient, c'est assez confus car je pensait plutôt m’être dirigé vers l'antiquité grecque. Je me retrouve ensuite au milieu des collections pré-islamiques et islamiques, intéressant, mais j'ai du mal à suivre mon plan. Finalement, je décide de sortir un petit guide touristique de mon sac dans lequel figure un plan plus sommaire, mais plus clair. Me voici remis sur les bons rails. Grèce antique, quelques jolis vestiges étrusques ,des Cyclades aussi, puis c'est Rome.  Et là, je suis de nouveau perdu ! Je demande à un premier gardien qui me dit qu'il est occupé (à parler de ses rencontres du weekend à voix haute avec un ses collègues). Puis un autre me dit que c'est normal que je sois perdu car on ne peut pas faire toutes les salles du plan, certaines sont fermées certains jours de la semaine. Bref, je décide changer de stratégie et de partir du dernier étage de chaque aile latérale. Je me rend donc au niveau 1 de l'aile Denon. Je pénètre dans la grande galerie des peintres italiens Titien, Caravage, Raphaël et Vinci entre autre, sur ma droite une salle noire de monde (je comprends vite que soit Lady gaga fait un tour ici, soit c'est la grande star du musée Mona -Lisa qui se trouve là), je reviendrai plus tard. Je continue le long de la galerie et j'arrive au niveau des peintres espagnols, puis je dois rebrousser chemin car les salles suivantes sont fermées. Je retourne donc vers la Joconde, difficile de l'approcher tant  les perches à selfies sont nombreuses et les touristes surexcités. Je n'insiste pas, de toute façon, les plus beaux Léonards de Vinci se trouvent dans la galerie d'à coté et ne suscitent aucune frénésie. En face la dame del Jocondo, se trouve le sublime et imposant "Noces de Cana" de Véronèse et sur les murs latéraux de la pièce d'autres magnifiques œuvres de Raphaël qu'il est difficile d'apprécier à cause de l’excitation qui règne dans la pièce. C'est bien dommage et quelle drôle d'idée de mettre ces chefs-d’œuvre dans un lieu ou les conditions de visites sont si mauvaises. Je poursuis par la galerie des français. La liberté guidant le peuple, le radeau de la méduse que finalement j'apprécie "en vrai" alors que je l'ai toujours trouvé "fade" en réplique. Je décide maintenant de passer dans l'aile Richelieu, ce ne sera pas mince affaire de trouver le bon itinéraire. Les appartements de Napoléon III, les collections de statues dans les magnifiques cours intérieures. Et au moment de quitter les lieux, je m’aperçoit que j'ai du zapper une partie du musée car je n'ai pas vu le célèbre Venus. En réalité, je suis bien passé à coté mais il y avait tellement de monde que je ne l'avais pas vue . Bref après plus de 8 heures passées dans le musée, je n'ai pas mangé et j'ai parcouru 14 kilomètres, je suis épuisé, je vais rentrer.

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23 Octobre

     Départ pour Versailles, deux lignes de métro puis le RER C, une heure et demi plus tard me voilà en gare de Versailles rive sud. Pas de grande difficulté pour trouver le château, car même si on rate les panneaux, il suffit de suivre le flux. Arrivé aux grilles, contrôle de sécurité et je suis invité à me rendre directement au second point de contrôle sans prendre de billet (hé, oui, les privilèges n'ont pas tous étés abolis en 1789). En quelques minutes, je me retrouve, plan en main dans la court d'honneur du château. Je décide commencer par les appartement des "ma-demoiselles", les filles du roi, au rez-de-chaussez. Peu de monde dans les différentes chambres et petits salons en enfilades. Je me suis ensuite rendu dans l'aile Napoléon ou chaque pièce est surchargée des hauts faits d'armes de la mémoire impériale.  Le point d'orgue étant, la galerie de la guerre, une impressionnante salle avec colonnades, bustes et statues des maréchaux et fresques murales extra larges.

     Il est maintenant midi passé, le flot de visiteurs semble se dissiper un peu, je décide d'aller me confronter aux appartements du grand, du roi, de l'astre devrais-je dire. J'ai toutefois un peu de mal à en trouver l’accès, qu'à cela ne tienne je télécharge rapidement l'application du château sur mon téléphone et me voilà guidé et renseigné (à une ou deux salle près de décalage). Si jusque là on était dans la dorure et le grandiose, on bascule dans le plus, le toujours plus, on frôle l'indigestion, on taquine le mauvais gout. Salons d'apparats, de distractions, célèbre galerie des glaces, chambre du roi et diverses commodités. On peine tout même à avancer dans les rétrécissements des portes, tant la foule est dense.

     L’accès au jardin dit musicaux, en fait simplement quelques hauts parleurs cachés dans quelques bosquets, est payant (5€), on erre de bosquets en fontaines pour terminer au bord du grand canal (pas si grand que cela).

     Je prends ensuite sur la droite (dos au château) et je vais parcourir les 2 kilomètres qui me séparent du grand Trianon. Le petit Versailles est charmant, à taille presque humaine et le jardin à la française très coquets. A partir de là, on peu rejoindre le petit Trianon, en passant par le pavillon Français. Le petit Trianon est très rustiques, murs épais et ce qui est intéressant, c'est que contrairement à Versailles on peut visiter les salles d'intendance. La visite se poursuit par le parc avec le rocher et surtout la folie du reine, son propre village authentiquement reconstitué. Un vrai parc Disney avant l'heure. Je retourne ensuite dans les jardin du château de Versailles et en sortant, je vais voir le musée des carrosses. Si l'idée ne m’emballe pas au premier chef, ce sera finalement une très bonne idée. On notera au passage que la république dispose tout de même de deux carrosses.

24 OCTOBRE

     Aujourd'hui, je vais commencer ma journée sur l'île de la cité au cœur de la capitale. Bien sûr dès 9 heures je vais commencer par Notre Dame de Victor Hugo, pardon Notre Dame de Paris. Si l'aspect extérieur est bien impressionnant avec ses deux tours de près de 70 mètres et ses tympans monumentaux, l'intérieur est bien fade et presque modeste par rapport à d'autres cathédrales françaises (Rouen Strasbourg, Chartes...), Notre Dame de Paris n'est que 13eme. On notera toutefois une jolie rosace de style gothique rayonnant. quelques jolis jeux de lumière et surtout un déambulatoire doté de belles représentations sculptés de la vie du christ. Pour 5€ on a accès au soit disant trésor de la cathédrale, reliquaires presque tous vides, objets de cultes ou d'ornements divers, en métaux précieux. On ne peut pas voir la fameuse couronne d'épine du Christ qui n'est montrée qu'une fois par mois lors d'un office religieux, en revanche, il y a un morceau, ou plutôt une écharde, de la Sainte Croix.

     Une fois ressorti, au fond du parvis, il y a une sorte d'escalier qui ressemble à une entrée de parking sous terrain, c'est l'entrée de la crypte archéologique de l'île de la cité (gratuit, tarif normal 8€). On peut y  découvrir les vestiges des constructions successives qui se sont superposées sur l''ile. On parcourt  les ruines excavées d'anciens thermes romains, d'un port médiéval et on peut y voir les bouleversements urbains du XIXe.

     Après cette très intéressante visite, je me dirige vers la Sainte-Chapelle  à deux rues de là, toujours sur l'île de la cité. L'entrée est très discrète et se fait par une petite porte du palais de justice (la Sainte chapelle est érigé au cœur de ce bâtiment, ancien palais de Saint Louis (gratuit, tarif normal 10€). J'ai eu la chance d'arriver à 11 Heures et j'ai pu bénéficier d'une visite guidée incroyablement captivante et documentée. On découvre en premier la chapelle basse, très colorée avec un plafond assez bas et quelques petits vitraux sombres. Vous remarquerez au fond sur la gauche, les deux plus anciennes peintures de Paris.  C'était au XIIIe siècle, le lieu de culte du personnel du palais. Il est temps de prendre le petit escalier à droite de la porte. Quelques marches et on est plongé dans un bain de lumières et de couleurs. La hauteur du bâtiment est impressionnante et la voute semble légère et repose sur ces frêles piliers latéraux (il y a des contreforts à l'extérieur). Les vitaux, d'une vingtaine de mètres de hauteur, sont magnifiques et dans le cœur se trouve le baldaquin qui jadis abritait les reliques de la Sainte Couronne. Après cette fabuleuse visite , la sortie se fait par l'entrée du palais de justice, une construction à colonnade typiquement Haussmannienne.

     A quelque mètres de là, se trouve la conciergerie. D'anciennes pièces du palais dont, la grande et impressionnante, salle des gens d'armes ou les cuisines. Mais cet endroit a surtout été une prison durant la révolution Française. La suite de la visite consiste donc à un long parcours sur l'histoire de cette période avec beaucoup de lecture et le passage par quelques rares cachots bien restaurés. La visite se conclue par une petite chapelle qui date de la restauration et qui est dédiée à la plus célèbre de ses pensionnaires, à savoir Marie-Antoinette.

     En sortant de la conciergerie, je vais errer au hasard dans les ruelles de l'Ile de la cité jusqu'à la pointe Ouest, ou une modeste plaque rappelle que c'est ici que Jean de Mollet, le chef des templier à été immolé ouvrant, selon la légende la malédiction des mérovingiens et la fin annoncée de leur dynastie. Il est maintenant temps de quitter la cité et de retourner vers la rive droite de Paris, passer par le pont neuf (le plus vieux), traverser de quartier latin et arriver au Panthéon après une rapide collation.

     Le monument est assez imposant de l'extérieur avec sa devise gravée dans "le marbre"; aux grands hommes la partie reconnaissante. Lorsqu'on pénètre dans l'édifice on se sent petit tant la voute de ce lieu (à l'origine destinée à être une église) est monumentale.  Sur les murs de gigantesques fresques qui reprennent des évènements majeurs des différents régimes qui se sont succédés au XIXe s. Au milieu sous le dôme, le pendule de Foucault rappelle que la terre est bien ronde.Au fond un imposant monument dédié à la convention. On descend par d'étroits escaliers vers la crypte ou repose les éternels de la nation. Dans une première salle se trouve les sépultures de Gambetta et de Voltaire, on pénètre ensuite dans un court corridor et on arrive dans la rotonde qui donne accès à trois couloirs. Un, est plutôt consacré aux révolutionnaires et hauts dignitaires de l'empire, un autre aux grandes figures qui ont fait notre pays et incarnent le meilleur de la nation, Simone Veil, la dernière Panthéonisée, Jean Moulin, Robert Schumann, Aimé Césaire et bien d'autres, même si on remarque vite que les hommes d'exceptions sont rares.

     Après cette visite, je met le cap sur la place Denfer-Rochereau pour parcourir les catacombes (gratuit, tarif normal 13€). La file d'attente est évaluée à 4 heures, mais je bénéficie d'un accès direct. La visite commence par un long escalier qui s'enfonce dans les entrailles de la capitale puis c'est une très longue série de galeries humides et au plafond très bas qui m'attendent. Enfin, la voute s'élargit et on progresse avec de chaque coté des empilements interminables d'ossements soigneusement rangés. Ces sont les vestiges exhumés des parisiens lors des grandes constructions du second empire. Les couloirs s’enchainent, le parcours est bien canalisé, de-ci-de-là, des plaques commémoratives ou des empilements plus originaux. La visite est assez longue mais très répétitive. On arrive enfin à la fin du parcours, il faut gravir les marches qui nous conduisent à l'air libre à quelques rues du point de départ. 

25 OCTOBRE

     Aujourd'hui, la journée va être longue et les kilomètres vont défiler sous mes semelles. Je vais commencer mon itinéraire par un rapide passage à la place Vendôme. Ses magasins de luxe, ses grands hôtels et sa colonne oxydée. Je me dirige ensuite vers l'opéra Garnier (Gratuit, plein tarif 14€). L'entée des visites se fait par l'arrière du bâtiment, en bas de plan d'accès de la porte cochère. On débute par petite rotonde ou l'audio guide (5€) plante le contexte de l'édification du palais. La volonté d'un empereur (Napoléon III) qui après avoir échappé à un attentat en se rendant à l'ancien opéra qui se trouvait dans des ruelles assez étroites à demandé à un architecte (Paul Garnier) se construire un bâtiment à la hauteur de son prestige. En fait l'opéra, dans un style baroque très chargé, est du toc! C'est une construction en acier recouverte et décorée. On arrive ensuite au niveau du grand escalier, marbres, dorures à profusion et organisée comme une salle de spectacle à lui tout seul, il fallait qu'on puisse être vu autant qu'il fallait voir. Au second niveau on a accès à deux loges qui permettent de découvrir la salle de spectacle, ses fauteuils de velours rouges, ses dorures débordantes, son lustre, la voute peinte par Chagall et bien sûr sa scène sur laquelle une ballerine s'entraine avec une personne qui passe un aspirateur industriel autour d'elle, sans doute une version contemporaine de la notion de "balaie" de l'opéra. On peut ensuite apercevoir, dans la loge 5, la silhouette en hologramme du mystérieux fantôme de l'opéra.  On se promène au grès des galeries, les bustes de grands auteur du livret défilent. On arrive au grand salon, un décor doré surchargé,pendules, lustres, statues et dans l'ensemble, les visages cachés de Garnier, lui même. Une petite galerie d'exposition et la bibliothèque conclue la visite.

     Je vais maintenant à l'église de la madeleine, en fait rien spécial, une sorte de temple antique et un intérieur sans grand intérêt (si ce n'est spirituel, bien-sûr). Maintenant, cap sur la place de la concorde, enfin, place est un grand mot, tant la circulation est dense et on ne sait où passer. L'obélisque "offerte" par l’Égypte trône en son centre dans un alignement, à l'Est avec le Louvre et à l'Ouest avec l'arc de triomphe. J'en profite pour faire un rapide tour du jardin des tuileries, puis je me rend au niveau du grand palais, malheureusement, il n’y a pas d'exposition en ce moment et je devrais me contenter de voir son impressionnante verrière au travers d'une lourde porte en fer-forgé.  Je franchi maintenant le pont Alexandre III pour arriver devant les Invalides. Magnifique parterres fleuris pour je rentre dans le très austère bâtiment (Gratuit pour moi, plein tarif 12€). Je traverse la grande cour pavée bordée de fut de canons(c'est ici que bien souvent la république rend les honneurs à ses prestigieux enfants), au fond se trouve la cathédrale Saint-Louis, sobre et aux décorations très militaires. En contournant la chapelle on accède au dôme, sous lequel repose les probables restes de Napoléon, on a d’abord une vue plongeante sur le sarcophage, puis on peut descendre dans "l'anneau inférieur", les murs sont couverts de bas reliefs qui reprennent faits d'armes, créations et citations de l’empereur mégalomane. Le bâtiment abrite aussi les dépouilles du frère de Napoléon et surtout celles du maréchal  Foch. Je reviens vers la cours principale et je me rend au 4eme étage du musée des armées, pour y découvrir les plans reliefs. Ce sont les maquettes des principales places-fortes de Vauban, un travail méticuleux et impressionnant. Au bout de la salle une maquette du mont Saint Michel, je vais pouvoir faire parti des privilégiés qui vont tester une nouvelle façon de voir les musées, la réalité augmentée. J'enfile le casque, je vois tout à fait normalement ce qui est autour moi, une voix m’avertit qu'une sphère va apparaitre et que je dois la suivre, il s'agit du calibrage de la machine. La sphère vient ensuite se positionner sur la maquette et celle ci commence à s'animer. La marée monte et je découvre petit à petit tous les lieux importants du mont, de temps à autre, comme dans minority-report, des fenêtres s'ouvrent devant moi pour consulter tel ou tel document (que les autres visiteurs ne voient bien-sûr pas). On arrive à l'abbatiale, après quelques informations, la maquette se met à grandir et je me retrouve au milieu de l'église que je peux observer comme si j’étais surplace. L'expérience est incroyable et cela vaut vraiment le coup de ressembler à une grosse mouche avec le caque sur les yeux. Le reste des collections du musée de l'armée sont impressionnantes, riches et bien présentée. J'ai particulièrement apprécié une exposition temporaire sur la guerre après la guerre et qui montre qu'en 1918, certes l'armistice est signé mais on continuera à se battre en Europe jusqu'en 1923.

     Il est maintenant 15h30, je me rends au champ de mars, en avalant rapidement un sandwich et une pâtisserie. Direction incontournable pour un sérial-touriste, la tour Eiffel. En temps normal, il faut plusieurs heures d'attente pour accéder à la dame de fer, mais vous l’aurez compris, je suis un privilégié et en quelques minutes je suis devant les ascenseurs du pilier Ouest. Malheureusement, il n'est plus possible de se rendre au sommet aujourd'hui, je devrais me contenter du deuxième étage (4€ pour moi, tarif normal 16€). Je me retrouve dans l'ascenseur avec un groupe d'adolescents allemands tous aussi déchainés que leurs professeurs malgré les injonctions de cesser de hurler du personnel.  Soulagement lorsque la porte s'ouvre sur le second niveau, une jolie vue panoramique sur Paris aucune activité proposée, quelques buvettes et restaurants hors de prix. Je décide de rejoindre à pied par les escaliers le premier niveau. Si cela permet de profiter et d’examiner de près la structure de la tour, j'ai été assez déçu par le manque des sensations, on a peu d’impression de vide tant les gilles sont nombreuses. Arrivé au premier niveau, rien de bien extraordinaire. Toujours ces boutiques et buvettes en quasi préfabriqués hors de prix. Il est temps pour moi de rentrer me reposer de cette très longue journée.

26 OCTOBRE

     Aujourd'hui, la pluie est annoncée, alors je vais sans doute privilégier les visites en intérieur. Je me rend au Trocadéro, le ciel est certes gris mais la vue est bien dégagée et l'air frais mais pas humide. Je descends les escaliers de gauche pour me rendre vers l'aquarium de Paris. Une entrée est discrète et s’enfonce sous terre dans d'anciennes carrières. Le prix d'entrée est exorbitant (Plein tarif 23€, j'obtiens un tarif à 13€).  La visite se fait au gré des rencontres avec les personnages de la série d'animation japonaise "One Piece". On commence cette visite par les aquarium d'eau douce français (barbeaux, verrons, perches...) puis on passe aux bacs marins de nos côtes, océans Atlantique, méditerranée...). Les bacs méditerranéens sont un peu petits mais très bien agencés (poulpe, Apogon, Corail rouge, Girelles, Mérou...). J'arrive devant la salle de cinéma ou j'espère un jolie petit documentaire, manque de pot, c'est la diffusion en boucle de mangas. On passe ensuite devant une série de bacs assez grands sur les récifs et les mers des eaux territoriales françaises à travers le monde. Une salle de spectacle propose un petit show pour les enfants avec, en toile de fond, un grand aquarium. On traverse ensuite, une sorte de Nautilus (quelques décors dont je ne saisi pas vraiment l'utilité), puis on arrive dans la salle des méduses, un belle collection de ces fascinantes créatures aussi majestueuses que certaines dangereuses. La visite se conclut par le traditionnel bac aux requins ou diverses espèces évoluent, on peu les observer à travers une baie ou dans un pseudo tunnel (Une vitre incurvée en quart de cercle).

     En sortant de l'aquarium, je change de rive de la seine via le pont d’Iéna et j'arrive rapidement au musée du Quai Branly (gratuit, plein tarif 12€), le musée des arts premiers. Le bâtiment à l'architecture innovante semble enjamber un jolie et paisible jardin. La visite commence par un doux plan incliné en colimaçon que s'enroule le long d'un gros cylindre de verre dans lequel est présentée un collection très dense d'instruments de musique traditionnels de tous les continents. On arrive ensuite au point de départ d'un circuit de visite que nous conduira à la découvertes d'objet traditionnels, religieux, usuels, créatifs, d'Océanie, d'Asie, d'Afrique et d'Amérique. Une visite dense, riche, toute en rondeur, on se laisse happer par ces incroyables objets et leur signification. En sortant du musée, je prend un sandwich et une pâtisserie dans une boulangerie que je vais déguster au bord de la seine. Ma prochaine étape devait être le musée des égouts de la ville mais celui-ci est fermé pour rénovation, je ne perd pas de temps et direction la place de l'étoile via l'avenue Marceau. Une très étape à l'église Saint-Pierre de Chaillot. En haut de l'avenue, des grilles, encerclent le monument et des tribunes sont en train d'être montées (dans quelques jours, plusieurs chef-d'états seront ici pour commémorer la fin de la grande guerre). Par le passage sous terrain, je rejoins la place centrale ou se trouve l'arc de triomphe, la file d'attente s'étale dans le tunnel. Vous l'aurez compris, je vais pouvoir accéder directement au monument (gratuit, tarif normal 12€) et en plus je vais avoir le privilège de prendre l’ascenseur. La cabine est petite (4 ou 5 personnes) et l’ascension est très rapide (j'observe au passage que comme il n'y a pas d'étage, le cadrant indique l'altitude par rapport au niveau de la mer). On arrive dans une grande salle, ou une statue qui rend hommage aux soldats morts pour la France côtoie regrettablement une boutique de souvenirs. Un nouveau petit escalier donne accès à la terrasse, un magnifique vue à 360° depuis le cœur de la capitale et d'un point légèrement supérieur aux toits. On constate la symétrie des grands axes et l'origine de nom "place de l'étoile". De retour sur le plancher des vaches, je prend un temps (de recueillement) sur la tombe du soldat inconnue ou brille la flamme éternelle. Malheureuse, je ne pourrais pas observer de près les bas reliefs du monument, des grilles cantonnent les visiteur sous le monument.

     Je prend maintenant le métro, ligne 1 direction la défense pour m’arrêter au niveau du jardin d'acclimatation. Il me faudra une vingtaine de minutes de marche dans la poussière pour arriver à la fondation Louis Vuitton (Gratuit, plein tarif 16€).   On commence par faire la queue au contrôle de sécurité, puis à la billetterie, puis à l'entrée au contrôle de billets et enfin, à l'entrée des galeries. Si le bâtiment a une architecture résolument moderne et novatrice, il n'est sans doute pas performant au niveau de la gestion des accès. J'ai longuement profité de l'exposition Basquia. Je terminerai la visite par les terrasses de la toiture qui offrent une superbe vue sur le quartier de la défense.

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27 OCTOBRE

     Suite à un problème sur mon billet de retour, je suis contraint de reprendre un nouveau billet (facturé 114 €) mon train doit partir à 9h30 de la gare de Lyon. D’abord annoncé à l'heure, puis avec 10mn de retard, puis 20, 30, le train partira au final avec près de 2 heures de retard, c'est Inoui !

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