INDE Rajasthan- Udaipur Jopdhpur Jaipur Agra et Délhi

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Pour des questions techniques liées au montage, l'ordre du récit peut légèrement différer des séquences vidéos.

  Montpellier / Delhi                             620 €

  Delhi / Udaipur                                     45 € (Avion)

  Transports Udaipur                              20 €

  Hébergement 4 Nuitées Udaipur      110 €

  Visites Udaipur                                       8 €

  Taxi Udaipur / Jodhpur                        60 €

  Hébergement 2 nuitées à ​Jodhpur     10 €

  Visites Jodhpur                                       8 €

  Bus Jodhpur / Jaipur                            10 €

  Hébergement 3 nuitées à Jaipur      120 €

  Visites à Jaipur                                    20 €

  Déplacement à Jaipur (+ excursion)   30 €

  Jaipur / Agra (Taxi)                               22 €

  Hébergement 2 nuitées Agra             23 €

  Visites à Agra                                       26 €

  Taxi Agra / Délhi                                  15 €

  Hébergement 1 nuitée à Délhi           23 €

  Transports (+ excursion)                     30 €

  Visites Délhi                                         10 €

  Budget global alimentation                110 €

Total pour 13 jours pour une personne: moins de 1350 €

(Attention j'ai bénéficié d'entrées gratuites ou offertes sur de nombreux sites)

Budget

     Ce voyage a commencé en novembre quand j'ai pris complètement au hasard un billet d'avion pour l'Inde. Un coup d'œil sur un planisphère et quelques destinations m'attirent plus particulièrement en Asie, la Chine, le Viet Nam, le Rajasthan en Inde, en Amérique, le Pérou, le Nicaragua ou le Canada, ou encore ailleurs, l'Egypte, le sultanat d'Oman. Au final ce sera le budget qui tranchera et je trouve un billet à 400 €. Dans la foulée, je demande un guide cadeau au "Petit futé" et je planifie rapidement un itinéraire.

Nous sommes maintenant à une semaine du départ. Il est temps de faire la check-list: vsa, bagages, matériel vidéo tout semble OK.

     Samedi, jour 1, réveil à 4 heures, direction l'aéroport, parking, longue durée (35€). Je m'enregistre rapidement, je devrais retrouve mon sac de soute à Delhi et je commence les interminables contrôles de sécurité. Premier vol direction Roissy, puis deux heures d'attentes et le vol Air France pour Mumbai (Bombay) au moment de l'embarquement on me demande de me ranger sur le côté car il y a un problème avec mon Visa. Un employé vient à mon aide et consulte la base de l'ambassade d'Inde, tout semble OK, pas le temps d'imprimer une confirmation, je me contente de prendre son écran en photo. J'embarque in extrémis. Le vol décolle à 10h20 et j'arrive à Bombay à 23h30 (décalage horaire inclus), deux films et un repas pas très bon sur ce vol d'Air France. Je dois passer les contrôles de l'immigration et là forcément mon e-visa ne matche pas, de bonne-foie je sors mon téléphone pour montrer ce que l'agent de Roissy avait trouvé. Mauvaise idée, les téléphones sont interdits dans cette zone ! et je me retrouve encadré par deux policiers qui me conduisent pour un interrogatoire que mon maigre niveau d'Anglais ne m'a pas permis de bien cerner. Au final, un nouvel agent fait irruption avec mon passeport et un beau visa, tout est réglé. Il faut que je me dépêche pour rejoindre mon nouveau vol, et lorsque je traverse le hall des bagages en courant, j'aperçois mon sac à dos qui fait le tourniquet, je le récupère, lui fait passer les formalités de douane et je passe plus d'une heure pour le faire réenregistrer, puis repasser les contrôles de sécurités avec des agents hyper pointilleux. Au final, j'arrive à la porte d'embarquement juste à temps une nouvelle fois.  Je repart direction Delhi, j'ai dormi sur une bonne partie des 2 heures du trajet, juste le temps d'engloutir une barquette collation comportant, une sorte de pizza végétarienne, une compote et une brique de lait aromatisée à je ne sais quoi, mais pas trop mauvais. Arrivé à Delhi, je commence à en avoir un peu marre des avions et des aéroports et alors que je dois reprendre un autre vol Jet-airway dans 7 heures, je décide de sortir de l'aéroport, très mauvaise idée car maintenant, il me faudra passer trois contrôles successifs ! Mais, là, j'ai pas mal de marge, je vais même changer 700€ pour 52650 Roupies, ce qui est loin d'être l'affaire du siècle, j'ai perdu une quarantaine d'Euros. Je pourrais boire un verre dans la zone d'embarquement et dormir profondément sur des fauteuils de repos bien confortables. Mon dernier vol me fait arriver à l'aéroport d'Udaipur qui est bien loin de la ville. Le taxi (650 Roupies soit 8 euros) mettra une grosse demi-heure en klaxonnant et zigzagant tout le long du trajet. Arrivé à Udaipur, il s'arrête et m'annonce que je dois prendre un Rickshaw pour arriver à l'hôtel, je lui indique fermement qu'il n'avait jamais été question de ça et en râlant, il finit par me conduire à l'hôtel. L'hôtel se trouve à quelque dizaines de mètres du City Palace et juste derrière le temple Jagdish, un cadre très jolie avec un court intérieure, une chambre sympa assez rustique et surtout un roof top avec piscine et une vue incroyable sur tout le lac et les palaces flottants L'Udaigarh hôtel a des chambres à 28 € la nuit. Une rapide toilette et je vais découvrir le quartier sans caméras, mais je suis bien fatigué et je décide de rentrer à l'Hôtel pour assister au magnifique couché de soleil sur la lac. Pas le courage, de ressortir pour manger, je vais prendre une assiette de frites, un plat de pâtes et une boisson citronnée pétillante pour 457 roupies soit 5 € 50. Je suis vraiment claqué, il est temps d'aller ranger mes affaires et de vous rédiger ces quelques lignes.

     Aujourd'hui, c'est ma deuxième journée à Udaipur. Petit déjeuné sur la terrasse avec une vue panoramique sur le lac. Je commande un French Breakfast et surprise, on m'apporte un café noir, OK avec une sorte d'omelette avec du pain dedans. Impossible pour moi, d'avaler des œufs le matin. Des 9h30, je me rends au Palace city, à l'entrée, je demande l'autorisation de filmer, on me revoit vers le bureau numéro 5 puis on me fait un papier pour aller au bureau numéro 7, ou on me fait un papier pour retourner au premier guichet, on me remet une carte, un audio guide pour zéro roupies ! ! ! Merci le city palace. Passé les portes monumentales, on pénètre sur une sorte de grande place où le gigantesque bâtiment se dresse sur la droite, au milieu un jardin avec quelques fontaines, un peu faiblardes, il fait chaud et sec en ce moment, il faut économiser l'eau. Je débute la visite du musée, on passe une série de portes et d'escaliers pour arriver dans un premier patio intérieur, d'un coté un mini tour sur les faits d'armes du maharadja, puis de l'autre la visite commence dans des escaliers exigus qui conduisent à un autre patio sur un niveau supérieur, avec un magnifique jardin, un bassin et des points de vues impressionnants sur toute la ville. On continue la longue visite avec des successions de chambres, salons avec ça et là d'impressionnants ouvrages (portes en ivoire, mosaïques, verreries ou magnifiques fresques murales). On accède ensuite à la partie dite de la reine. Il s'agit en fait des appartements des femmes. De somptueuses salles et jardins, qui n'en demeurent pas moins une ancienne prison dorée. La visite est ponctuée d'expositions et on se déplace laborieusement dans un dédale d'étroits couloirs et d'escaliers raides. Il faut noter sur la fin de la visite la très riche exposition de vieux clichés photographiques de la ville et de la famille du maharadja dont certains datent du début du XVIIIe. Udaipur est un des premiers endroits ou des clichés photographiques ont été faits au monde. On termine par les objets précieux en argent, berceaux, trônes, jouet divers dont un incroyable jeux d'échec et des pièces anglaises victoriennes. En ressortant dans les jardins, il est maintenant presque 12h30, la visite a donc duré trois heures que je n'ai pas vu passer. Je ressors par la porte arrière qui donne directement sur l'embarcadère du lac. Dans un premier temps, je les dépasse et j'espère pouvoir sortir de la ville par le Sud pour tenter d'aller rejoindre une ancienne fortification de la ville que j'avais pu apercevoir depuis les terrasses supérieures du City palace mais au bout de quelques centaines de mètres, un garde me signale que je suis entré dans une propriété privée, je fais donc demi-tour. Je vais alors prendre un des bateau-navettes qui fait le tour du lac (environ 1/2 heure) et vous laisse sur l'ile Jag Niwas (le palais au milieu du lac qu'on voit dans le vieux James Bond, Octopussy) pour 450 Roupies. La balade est sympathique, on longe le palais, on va jusqu'au premier pont puis direction Jag Nivas, un hôtel très haut standing au milieu du lac, puis on s'approche d'une sorte de petit fort sur son ilot et enfin direction Jag Niwas . L'île est reconvertie en hôtel de luxe avec ses marbres et ses drapés. Cela vaut le coup de boire un verre avec une vue sur le City Palace et Udaipur depuis un jolie jardin (Café à 120 roupies tout de même). Malheureusement pas le temps de prendre un encas, on vient me demander de bien vouloir libérer les lieux, journalistes et militaires prennent procession des lieux pour l'arrivée d'un grande ponte (j'identifierai plus tard sur la vidéo, de qui il s'agissait, les ministres de la culture et de de l'enseignement). J'en profite pour aller faire un tour dans les jolies jardins à la pointe de l'ile, sur les traces de Roger Moore. Je reprends finalement une navette et retour au pied du City Palace. Il est presque 15  heures et je n'ai toujours mangé, je regagne les petites rues étroites, escarpées et très bruyantes. J'arrive au niveau de la clock tower, je prends une des petites rues adjacentes, les échoppes de tous genres sont très nombreuses et je prends pour quelques roupies des sortes de beignets et des bananes. Je vais maintenant via quelques ruelles très étroites vers le Jagdish Temple. Dans petit carrefour embouteillé et au son des klaxons, on se retrouve au pied d'un grand et raide escalier. C'est temple dédié à un certain Jagannath (mais je n'arrive pas bien à faire la différence avec Vishnu ???). Le temple central est encadré de 4 sortes de tours. L'ensemble est très richement sculpté par sorte de bandeau. Des séries d'animaux éléphants, tigres stylisés (je crois), un peu plus haut le Kamasoutra puis des danseuses et des divinités. Les fresques du bas sont usées par les mains des fidèles. Lors de la visite est un peu harcelé par des personnages au demeurant sympathiques mais qui veulent vous attirer dans leur boutique (qui ont une entrée dans le temple) et cela même dans salle centrale dédiée à Vishnu. La visite est gratuite mais il est très correct de laisser une aumône en sortant. L'hôtel se trouvant à quelques mètres de là, je vais aller me reposer un instant un bord de la piscine. Il est maintenant près de 17h et je repars me balader, j'arrive accidentellement devant le Bagore-ki-haveli Muséum. Pourquoi pas ... L'entrée est annoncée à 50 roupies mais en fait c'est 100 et 50 de plus pour la caméra (ou un appareil photo). Pas mal de visiteurs renoncent, je demande une facture mentionnant un droit d'usage vidéo, du coup le tarif total retombe à 100 roupies (bref, je n'ai pas tout compris et ce n'est pas fini). L'endroit lui-même est assez sympathique, un sorte de palais qui a appartenu à un ancien premier ministre, mais je n'ai pas réussi à en savoir plus. Pour le reste la visite commence par une grande pièce très flippante ou des marionnettes reconstituent des scènes historiques, seul au milieu de ces poupées aux visages figés pas toujours très sympas, donnent un peu l'impression d'être dans bouquin de Stephen king, quand soudain surgit ... le vendeur de souvenir... qui vous propose bien sûr ses poupées faites-mains. On accède ensuite  au jolie toit terrasse et son panorama, puis on redescente dans une autre aile avec autour d'un atrium sur deux niveau des expositions très particulières, des instruments de musique, des objets bizarres et finalement le plus insolite et pas le moins intéressant les turbans avec le plus grand turban au monde (certifié Guiness book !). Par d'étroits escaliers, retour vers la cours principale et une nouvelle galerie de scènes historiques avec des statuettes (genre magic wold) dans des vitrines de chaque côté et qui se termine dans un grille dans le noir (quand je vous dit que c'est spécial). Bref dernier espoir, la salle des armes, avec ses quelques lances et trois boucliers, c'est raté ! En moins d'une demi-heure c'est pliée et je repars vers une passerelle pour aller sur l'autre rive. Je vais parcourir les ruelles qui commencent à être un peu sombres en cette fin de journée mais très commerçantes, je vais rejoindre le petit temple d'Ambrai qui se situe à la pointe juste en face du city palace, il y a un peu de monde car cet endroit est réputé pour offrir de magnifiques couchés de soleil et c'est un fait, le lac, les montagnes, les îles, tout y est magnifique ! Je vais continuer à arpenter les ruelles puis rentrer à l'hôtel, dès que le soleil disparait, les températures tombent rapidement. Le budget de la journée est de 1489 roupies soit 18€50.

     Aujourd'hui réveil vers 8 heures et enfin un petit dej avec des toasts et de la confiture. Puis un taxi vient me chercher (3000 roupies, 37€) direction la forteresse de Chittaurgarth qui domine une petite bourgade industrielle d’à peine plus de 100 000 habitants, autant dire un gros village, ici. Le site se trouve à 120 Km d'Udaipur. Mon chauffeur, très sympa et plein d'humour me fait découvrir les campagnes et me propose un arrêt dans une plantation. Il s'agit de champs d'opium, ou sous étroite surveillance on m'explique comment on extrait la substance en tailladant les bourgeons des plants, je suis autorisé à prendre des photos mais pas de vidéo. On arrive à la forteresse et le taxi s'engouffre dans une côte  très escarpée entre la falaise et une première muraille, on franchit plusieurs portes et on arrive au guichet d'entrée du site. Il discute un moment et l'entrée sera gratuite et la caméra autorisée.  On arrive sur le plateau qui domine la ville, sur la gauche une tour assez basse et massive, l'ancien coffre-fort du dirigeant local. Nous sommes dans l'ancienne capitale du Newar à 160 mètres au-dessus de la nouvelle ville dans la plus imposante citadelle de Rajasthan. Sur la droite, c'est le palais de Rana Kumbha (14e et 15e siècle), la façade est encore relativement conservée mais à l'intérieur ce n'est qu'un vaste champ de ruine où il est difficile de s'imaginer la splendeur d'antan. C'est une sorte de labyrinthe de murés et d'escaliers cachés. Un accède toutefois au rempart supérieur avec la vue plongeante sur la falaise. Les jardins sont aussi assez agréables. Le taxi me dépose ensuite à la deuxième étape le temple de Shrinar Chauri, un temple très richement orné, de bas et haut relief de danseuses, de musiciens et d'animaux, à l'intérieur une salle sous une assez jolie coupole. Après un autre arrêt pas très intéressant, on arrive à la tour de la Victoire. Je descends une allée au milieu des singes qui tentent de chaparder tout ce qui peut se trouver dans un sac resté ouvert, tout en découvrant l'ouvrage d'une quarantaine de mètres (je pense), la tour étant en cours de restauration, impossible de la gravir. Sur site se trouve divers temples et une porte monumentale squattée par des singes bien nourris qui somnolent dans des positions impossibles. Complètement sur la gauche des escaliers abrupts descendent vers un lac artificiel au milieu de la falaise. Les locaux prétendent qu'il est en forme de tête de vache, tout autour des restes de temple avec leurs fontaines et chutes d'eau entre les colonnades. Des enfants plongent dans eau verte fluo. Un autre escalier permet d'aller du coté muraille du lac. Non loin de la là se trouve l'énigmatique temple de Kali. A l'arrêt suivant, on peut visiter le palais de Padmini (14e s), les anciens appartements sont des ruines sans intérêt mais la restauration du XIXe s a créé de magnifiques jardins fleuris à l'intérieur. Derrière le palais un chemin de ronde rejoint le rempart opposé à la ville et fait pour parti le tour d'un grand bassin (en grande partie vide, on est en saison sèche). Au milieu de ce bassin se trouve une étrange demeure. Un peu plus loin se trouve une magnifique et imposante porte de la spectaculaire entrée nord du site. Notez, que des pointes sont positionnées dans la partie supérieure des portes, c'était pour empêcher les éléphants de forcer les portes avec leur front. Quelques petits temples, jalonnent encore le parcours, la plupart ont étés rénové de façon assez "massive". Il est maintenant 14H15 et nous allons redescendre manger un morceau (450 roupies, 5€50). Nous reprenons la route pour rentrer vers Udaipur, le ciel est de plus en plus sombre, je somnole quand soudain un orage éclate, les motos s'arrêtent toutes, suivies des camions qui tentent dans l'urgence de bâcher leur chargement, la route et vite saturée. Il faudra plus de trois heures pour rentrer. Je me repose un instant à l'hôtel, puis je vais manger au Raimbow restaurant, non loin de là. Un bon sunset cocktail et un Rajastani gatta curry avec du riz, je ne sais pas trop ce que j'ai mangé mais c'était très bon (500 roupies, 6€20). Voilà, pour cette troisième journée, je vais arrêter la mon récit pour ce soir. Le budget de cette journée est de 4500 roupies soit 55€.

     Pour ce dernier à Udaipur, je vais commencer ma journée en traversant la ville à pied pour aller sur les bords du second lac, le lac Fateh Sagar. Mon objectif, c'est l'aquarium Under The Sun (240 roupies moins de 3€). Après presque 45 mn de marches, j'arrive enfin sur place. Des affiches annoncent qu'il s’agit du plus grand aquarium d'Inde. Au guichet l'accueil est  glacial, ce qui est très rare ici. L'aquarium est une sorte de longue galerie avec sur la gauche un mur de petits bacs sur deux rangées avec tout l'assortiment des poissons exotique que l'on trouvera dans les animaleries occidentales et donc la star est le poisson rouge. Sur l'autre mur des bacs plus grands d'espèces exotiques d'eau douce agrémentés de plantes artificielles. A la fin de la visite un grand aquarium rectangulaire de carpes Koï dans lequel quatre personnes peuvent en se glissant par dessous voir l'aquarium de l'intérieur. On a ensuite, la possibilité (moyennant supplément) de faire une expérience de plongée avec un casque de réalité virtuelle d'un autre temps puis vous pouvez vous faire nettoyer les pieds par des petits poissons et on arrive sur une sorte d'amphithéâtre qui ressemble plus à un lieu de stockage. Tout au fond se trouve le restaurant à l'accueil presque agressif ou on vous incite à vite commander pour vous installer à l'étage dont le sol est un aquarium plat avec des poissons rouges ou de dégager rapidement. Au final, c'est une visite très insolite et vraiment pas chère. En sortant de là, je profite un peu des berges du lac puis je me rends au parc  Moti Mangari (90 roupies), on grimpe une colline au sommet de laquelle se dresse une statue de Maharana Pratap Smarak, puis on redescend progressives de jardins en terrasses en découvrant des statues du héros. A mi-chemin un musée avec galerie de portraits, armes anciennes et surtout de grandes maquettes détaillées du city Palace et de la place forte de Chittaurgarth notamment (attention le musée est gardé par des militaires et les vidéos et photos interdites, en demandant poliment on vous autorisera quelques clichés avec téléphones portables). Après cette visite, je prends un touk-touk (200 roupies) pour rentrer vers l'hôtel et me reposer longuement au bord de la piscine avec "le voyage en orient" d'Hermann Esse. Un tour dans les rues commerçantes aux alentours et je décide d'aller manger au restaurant le Raimbow comme hier, un bon Mojito frais, Chicken Tikka Lababdar, riz et Naam pour 740 Roupies. Le budget de cette journée est de 1490 roupies soit 18€40.

     Après un petit dej à 160 roupies, à 9 heures départ avec le taxi d'Udaipur (4500 roupies) direction Jodhpur. Voie express, puis nous quittons vite la voie principale pour prendre des petites  routes sinueuses et défoncées à travers les montagnes. La conduite en Inde est toujours impressionnante, mais sur ces petites routes j'aurais apprécié que mon chauffeur passe plus de temps à regarder la route que l'écran de son téléphone. Le paysage est aride et ça et là d'ingénieux barrages tentent de retenir le peu d'eau disponible. En période humide, ce sont de véritables forêts luxuriante, parait-il. Des sortes de cactus forment de gros bosquets entremêlés. De temps à autre un traverse un petit village d'agriculteur pour on continue sur cette route de plus en plus défoncée ou les véhicules se croisent on ne sait trop comment sans y laisser la moitié de la carrosserie. Vers 12h30 au détour d'un virage, elle apparait, c'est la citadelle de Humbhalgarh. Perchée sur sa colline et sertie d’une enceinte massive dont les tours ont des allures de genres et les remparts.  Je vais monter vers le château (palais?) à pied (600 roupies et longue négociation pour la caméra). Dans l'enceinte un petit hameau, ou logent quelques familles. Le chemin qui mène au sommet est très abrupt. On passe devant les anciennes écuries, les bassins et même l'abri des canons, un temple dédié à Kali, on franchit plusieurs portes et on arrive enfin au palais de Rana Kumbha, le Badal Mahal ou palais des nuages qui date en fait du 19e s. Une cour donne accès à diverses salles dont la destination reste un mystère, on notera juste les élégantes peintures d'éléphant. L'intérêt est en haut des escaliers, sur le toit terrasse. On contemple un panorama à couper le souffle, on découvre la véritable ampleur de cet ouvrage de fortification qui s'étend sur 36 km, ce qui en ferait la troisième plus grande muraille au monde (selon les guides sur place). On voit disséminés dans le paysage des temples et divers ouvrages et le regard est poussé vers les grandes et très profondes vallées alentour. En redescendant vers l'entrée principale, il y a deux temples en enfilade au bout d'une sorte de place. Le temple de Vedi (15e s) puis un peu en retrait le temple de Nikantha dédié à Shiva, bien plus petit et bien plus jolie. Le visite de serait se terminer sans grimper et marcher un peu sur les remparts de 7 mètres de large. Nous repartons la route semble un instant meilleurs puis asphalte disparait et réapparait par intermittence. Nous nous arrêtons dans un minuscule village, les enfants se précipitent vers nous, magnifiques, les yeux vifs mais manifestement très pauvres. Le chauffeur entament la distribution de piécettes de 1 ou 2 roupies, j'en fait de même (donner plus pourrait déstabiliser l'organisation sociale du village à la longue). Les enfants finissent par se disperser, mon chauffeur les suit et me montre comment ils vont dépenser leur argent... En achetant du céleri et des feuilles d'épinard dans une petite échoppe bien poussiéreuse. Nous reprenons la route en traversant des zones agricoles très reculées ou l'agriculture est manifestement vivrière. Puis on entame la descente d'une vallée. On s'arrêtera à un petit restaurant très touristique Amrai Valley Restaurant ou je vais faire une bien maigre collation (mais je n'ai pas très faim) pour 540 roupies. Encore presque heure de route à zigzaguer entre les singes, les vaches et les sangliers et on arrive vers 16 heures au temple de Ranakpur. Dès l'entrée dans le parking les règles sont strictes, pantalon long, aucun objet en cuir, pas de téléphone, pas de tabac, d'eau ou de nourriture sur soi ou dans un sac. L'entrée au temple est de 200 roupies + 200 roupies pour l'audio guide (obligatoire?) + 200 roupies pour un appareil photo ou 300 pour une caméra ou une tablette. Le temple principal d'Adinatha est assez impressionnant de l'extérieur avec ses tours et ses dômes blancs. A l'entrée trois gardes passent les visiteurs à la fouille, sac, palpation et détecteur de métaux. L'audioguide, qui ne comporte qu'une dizaine de petites séquences a le mérite de ne pas nous laisser passer à côté de l'essentiel. Il faut lever la tête pour voir les incroyables et très fines ciselures du plafond (dont des scènes du kamautra). L'escalier donne accès à une première coupole dont les ornements sont d'une très grande délicatesse et d'une très grande profusion. Tout le temple est soutenue par une forêt de 1400 piliers de marbres, de sculptés avec des motifs différents. Le sanctuaire à proprement dit est au centre mais des gardent veillent à ce que les non Indien n'y pénètrent pas ou même prennent des photos. Derrière se trouve une deuxième coupole encore plus impressionnante que la première avec sa clef pendante. Tout autour du temple des petites niches abritent des divinités. Il est malheureusement déjà cinq heures et je dois aller restitué l'audioguide si je veux récupérer mon passeport. Avant de partir, je vais toutefois aller le second temple, plus petit, plus classique mais dont les décorations extérieures sont très érotiques.

Il nous reste 3 heures de routes pour arriver à Jodhpur, on rejoint rapidement l'autoroute et avec la nuit, si je ne suis jamais rassuré sur les routes indiennes, l'angoissent devient totale, surtout que mon chauffeur reprends ses consultations effrénées de messages sur son téléphone et c'est avec un immense soulagement que j'arrive à la Guest House de Jodhpur en prenant un ToukTouk à 80 roupies, le taxi ne pouvant pas entrer dans le périmètre ou se trouve l'hôtel. La chambre est spartiate et à peine propre, une seule prise électrique fonctionne, pas de papier toilette, le wifi ne fonctionne pas. L'accueil est tout de même chaleureux et c'est un hébergement à 10 € seulement. Après l'enregistrement, la patron me propose de faire directement une réservation pour mon trajet vers Jaipur de dans deux jours, sans conviction, j'opte pour le bus (800 roupies). La journée fut longue et la route épuisante, je n'ai même pas le courage d'aller trouver à manger, je vais me contenter de trois ou quatre barres de céréales. Le budget de cette journée est de 7880 roupies soit 97€.

Bientôt la vidéo

     Pour cette deuxième mais première journée entière à Jodhpur, je vais me lever vers 8h30. La nuit a été rude (beaucoup de bruit) et surtout très fraiche. Je prends un café et une tartine de pate à tartinée sur la terrasse panoramique face à la massive forteresse. Il est temps de commencer l'ascension, il ne fait pas encore très chaud et c'est une très bonne chose. Arrivé à l'entrée de la forteresse, il faut passer un contrôle de sécurité assez strict, puis direction le guichet (Entrée + audioguide + autorisation vidéo pour 700 roupies). On poursuit l'ascension en colimaçon entre la falaise et le palais et les remparts massifs. L'audio guide fait faire quelques arrêts biens opportuns et très intéressants. On passe une dernière porte (le septième) dans un tournant à 90° (c'était la dernière ligne de défense, pour éviter que les éléphants puissent prendre de l'élan pour défoncer la porte). Au bout de quelques mètres on pénètre dans le palais (musée). On passe de salles en cours intérieure avant de grimper dans les étages. On peut y découvrir diverses collections Nacelles pour dos d'éléphants en argent, des palanquins, la salle d'arme bien décevante, des collections de miniatures et en levant les yeux dans la cours on peut admirer les incroyable façades tout à la fois massives et légères avec leurs bacons à Chatri. Au premier étage, les tentes et diverses salles impressionnantes ou siégèrent les Maharadjas. La pièce la plus spectaculaire se trouve au deuxième étage, c'est le Phul Mahal (18e s), une salle réception fastueuse avec ses colonnes  dorées, ses vitraux, ses tapis et ses peintures murales. Au troisième étage se trouve le TaKhat Vilas, la chambre à coucher du Maharadja (19e s), le circuit continue en redescendant, mais j'ai un peu perdu le fils, on traverse le quartier des femmes, puis on termine par une sorte de salle de justice avec le trône et les discrètes niches dans les murs d'où les femmes du seigneur pouvaient suivre les séances. En sortant du musée, je me balade un instant sur les remparts pour admirer le quartier bleu de la ville. Au passage pour certains cette couleur permettrait de faire fuir les insectes, pour d'autre elle aurait un fondement religieux. Il est temps de ressortir du fort et de me rendre à pieds à presque 2 km en longeant la route vers le Jaswant Thada (50 roupies, caméra négociée). A coté d'un petit lac réserve d'eau presque asséché à cette saison dans un assez petit mais jolie jardin avec une fontaine au centre se trouve un cénotaphe assez imposant en marbre blanc. Il a été construit en 1899 sur le lieu de crémation de maharadja Jaswan Singh II. D'autres petit cénotaphes, des personnages plus rescent sont disposés à côté. On peut noter qu'une tradition laissait les femmes du dirigeant se jeter dans le bucher, les anglais ont interdit cette pratique mais il arrive encore que des épouses de dignitaires souhaitent suivre leur époux dans la mort. Je redescends vers la vieille ville et au hasard je passe devant la guest house, j'en profite pour avaler une pizza et un soda, me reposer une demi-heure puis je repars vers la tour de l'Horloge construite par les britanniques qui est aujourd'hui un immense carrefour bruyant autour duquel s'organise un marché le Sadar Bazar ou sont empilés épices, légumes, produits en plastiques ou électronique bas de gamme. Sur la droite de la tour (face au fort) se trouve un assez grand bassin du XVIIIe s en grande partie recouvert de jacinthe d'eau. En repartant de l'autre côté de la tour (gauche face à la citadelle), je traverse divers bazar au milieu d'une circulation infernale et des mélanges d'odeurs plus ou moins heureux. Je finis par tenter de m'échapper de ce chaos et remonte de très petites ruelles très étroites au pied de la falaise du fort, je me perds littéralement dans le quartier bleu. Je n'aurais pas le temps pour en voir beaucoup plus de Johpur mais c'est déjà un assez bon aperçu, suffisant pour moi. Il me reste à faire un repas que mon estomac acceptera sans broncher, pour cela, je vais me rendre dans un établissement réputé des guides de voyage français, l'Indique. Ascenseur qui me conduit vers une terrasse panoramique (enfin panoramique pour la moitié seulement des clients), accueil pompeux, puis on vous oublie dans un coin avec une carte pendant 45mn, je fini par passer la commande. Vingt minutes après on m'apporte une boisson mais ce n'est pas la bonne, quinze minutes de plus. Puis Vingt minute après, on m'apporte mon fish and chips (je vous ai dit que je ménageais mon estomac !). Trois frites qui se battent en duel, le poisson est quasi carbonisé et l'accompagnement de salade se limite à deux tranches de concombre et deux de tomate (un peu léger pour 650 roupies) et en plus, pas de sauce tartare promise. Après réclamation, elle mettra 10 mn à arriver. Me voyant agacé, un responsable de salle vient me poser des questions alors que j'avais la bouche pleine et revient plusieurs fois à la change pour me proposer du Ketchup ! Au total, j'en aurais pour 880 roupies (taxes incluses) et je ne me suis vraiment pas régalé. Arrivé à l'hôtel je vais régler ma note (demain je pars assez tôt), deux nuits un petit déjeuné léger, trois sodas, trois bouteilles d'eau, une pizza pour 1150 roupies soit 14€, je viens de freiner un peu les dépenses.

     Aujourd’hui, j'ai bien peur de ne pas avoir grand-chose à vous raconter. Je me suis levé vers 7h20, rassemblé mes affaires et pris un Rickshaw (200 roupies) pour me rendre à la gare des bus. J'ai pris mon bus qui est parti à l'heure et nous avons roulé quasi sans discontinuer vers Jaipur ou je suis arrivé vers 15h30 (une petite heure que ce qui était prévu). J'ai pris un nouveau rickshaw pour aller à l'hôtel (150 roupies). Arrivé au Rajasthan Palace, je lui donnerai volontiers le titre de « palacito », assez décevant pour une quarantaine d'euros la nuit. Il pleut et l'accueil est très froid avec un réceptionniste qui maitrise encore moins que moi l'anglais (ce qui est rare, ici). La chambre est assez spacieuse et acceptable mais sans enthousiasme, en tous les cas elle ne correspond pas au photos qui étaient sur Booking. Après une bonne douche, je décide d'aller découvrir sans caméra le quartier, mais la pluie redouble et les températures tombent, il fait 15°C et avec la fatigue, je suis transit de froid et je vais rentrer. Il est 17 heures, inutile d'aller vers le centre, car les sites et beaucoup d'endroits seront fermés. J'espère pouvoir mettre à profit ce temps pour organiser mes futurs déplacements avec la réception. On me fait sèchement attendre une demi-heure et on m'expédie trois tarifs sans grandes explications. Je tente de voir cela par mes propres moyens mais le WIFI ne fonctionne que sur le téléphone, pas sur le petit ordinateur, dommage. Au final vers 18h30, je vais aller manger dans le restaurant de l'Hôtel  qui restera désert (Vegetable Kofta Curry, Riz, Nam et un Sprite pour 675 roupies soit un peu plus de 8€). Bref, une simple journée de transit.

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     Pour cette journée, je vais commencer par un petit déjeuné à l’hôtel (3 €) qui se déroule dans un grand désordre (café, quatre toasts avec confiture, un assortiment de fruits et un jus). Je me rends au centre-ville, rickshaw pour 150 roupies, qui me dépose devant le City palace. A l’entrée, les choses s'annoncent compliquées, le panneau tarifaire est complexe et arrivé au guichet la confusion s'accentue. On propose une visite complète pour plus de 2000 roupies (25€), un local finit par intervenir pour me dire que le musée était amplement suffisant, se sera donc 500 roupies avec un audio guide d’un autre âge. La visite commence par une première cours où se trouve le Mubarak Mahal, un bâtiment du XIXe construit par Madho Singh II pour recevoir ses  invités. Le pavillon abrite des vêtements royaux poussiéreux dont j'ai du mal à apprécier l'intérêt, mal aidé par l'audioguide aussi inintéressant qu'il ne dysfonctionne. Dans l'aile du bâtiment du palais qui jouxte, se trouve l'exposition dite des « Friends  of muséum » soit disant ouverte par une princesse dont je ne me rappelle pas le nom et qui est en fait une sorte de marché d'artisanat, une version éthique de la boutique de souvenirs. Juste à côté, un escalier conduit au premier étage vers la galerie des armes, en fait trois pièces dont une n'est pas accessible. L'audio guide débite ses informations à nous de tenter de les retrouver dans ce capharnaüm. De retour dans la cours, j’arrive à la porte dite du lion, gardée par deux splendides éléphants en marbre et deux gardes du palais en tenue. Une fois la porte franchie on pénètre dans un deuxième cours au centre de laquelle se trouve un pavillon ouvert, de couleur saumon avec des lustres et des piliers. Deux cubes vitrés abritent des cruches géantes en argent, l'audioguide dit entre deux crachotements que le Maharadja les aurait fait fabriquer pour emporter avec lui lors d'une visite en Grande-Bretagne de l'eau du Gange. Sur la gauche via un couloir, on accède au Pritam Niwas Chowk, une  cours avec quatre portes représentant les quatre saisons comme encadrées par la roue d'un paon. Il s'agissait de la cours des femmes du palais. En levant la tête, on voit la majestueuse façade du palais de la lune qui est la résidence de la famille du Maharadja. La visite se terminera par le Diwan i Am, le hall des audiences publiques où le souverain et ses conseillés tenaient audience sur son trône et sous un splendide lustre. Pour le reste tout y présenté à la gloire d'une puissance passée. En sortant de l'enceinte du palais on se retrouve plongée dans les turbulences d'une grande place très bruyante et nauséabonde. Au milieu de la circulation, il me faudra franchir deux étroites portes pour rejoindre l'avenue. En remontant cette dernière on passe inévitablement devant le célèbre palais de vents, l'emblème de la ville. Mais quelle déception, je m'attendais à un bâtiment gigantesque mais il est très modeste. Pour le visiter, il faut remonter l'avenue et prendre l'artère sur la droite puis parcourir une cinquantaine de mettre pour pénétrer dans une de rue piétonne. La fille d'attente est assez longue à la billetterie (j'obtiens la gratuité, sinon 200 roupies). On pénètre dans un grande cours avec une fontaine au centre et on se rend vite compte que le bâtiment n'est qu'une façade qui permettait aux femmes du palais voisin d'observer la vraie vie des rues. On parcourt la façade sur les deux étages puis on ressort par une série de couloirs et petites cours dans lesquels sont exposés quelques statues très intéressantes. Je vais maintenant me mettre en quête de l'observatoire Jantar Mantar mais ma quête va s'avérer compliquée. J'ai bien vu ou il se trouvait depuis le dernier étage du palais des vents, mais pour trouver l'entrée cela va s'avérer difficile. Une rue semble y mener il mais est interdit d'y passer  (???). Je vais faire de nombreux détours et me perdre dans quelques sombres ruelles pour finalement suivre un flux de Rickshaw et Banco! L'observatoire et un vaste espace où sont construites des structures imposantes de calculs astronomiques. Le problème est que même avec un audioguide en français, je n'ai toujours pas compris à quoi devait servir précisément chaque installation, il faut dire qu'on comprend en tous les cas que les acteurs qui ont prêté leurs voix ne de devaient manifestement pas comprendre eux aussi le sens de leur texte. Après un rafraichissement, je décide de me perdre au hasard dans les bazars alentours, bijoutiers, tissus, bouquinistes... les rues sont bondées et la circulation est dense. Je tente des chemins de traverse mais je me retrouve vite dans des petites rues ou règne manifestement une très grande pauvreté. J'arrive jusqu'à la porte "Tripolia gatte". Je décide alors de tenter de retourner l'hôtel à pied pour tester mon sens de l'orientation dans une ville chaotique. J'ai un repère puis je vois globalement la direction à prendre. Je remonte jusqu'au Albert Hall, prend sur la gauche franchi deux rues et reprend l'avenue sur la droite, je marche, marche, marche puis pris d'un doute, je décide de mettre fin à l'expérience. J'appelle un Rickshaw, je lui montre l'adresse de l'hôtel, il me dit OK, 100 roupies. Je monte, il fait 200 mètres et me laisse devant l'Hôtel.  Je rigole et lui dit qu'il est très malin, il trouve ça aussi très drôle. Il aura quelque chose à raconter à ses collègues et de mon côté, mon sens de l'orientation, n'est pas si mauvais, il faut juste calibrer un peu les distances. Je vais profiter de cette fin de journée pour  aller lire un peu au bord de la piscine. Ce soir, de nouveau, par flemme, je prendrais mon repas sur place (Kashmiri Chicken, riz, nam et une très grande bière 690 roupies).

     Dernière journée à Jaipur. Ce matin, un taxi va me conduire à Ambert, il est supposé me conduire dans plusieurs endroits pour le somme rondelette de 1500 roupies (je n'ai pas eu le courage de négocier hier soir, grave erreur). Nous arrivons assez rapidement à Ambert, qui n'est qu'à une dizaine de kilomètres, on fait un long tour du village puis on récupère un vieux guide qui va me faire la visite du château. Il est très sympathique mais ce n'est pas simple de filmer avec un guide dans les pattes (d'où mon habituel recours aux audio-guides). La visite est intéressante mais entre les processions d'éléphants qui prennent leur chargements de touristes pour gravir la côte et les sollicitations diverses, on a un peu l'impression d'être dans un parc d'attraction. Je dois bien dire aussi qu'après les forteresses de Chittaurgarth, d'Humbhalgarh ou de Jodhpur, celle-ci pourtant magnifique au cœur d'une petite vallée me parait presque modeste. La visite va durer à peu près 2 heures, avec quelques belles anecdotes et quelques endroits exceptionnels, comme le Jai mandir, une sorte de pavillon à côté d'un joli jardin dont l'intérieur est tapissé de miroiteries, verreries et scintillant au moindre flash de smartphone (qui sont nombreux !).  Ce qui est aussi très marquant dans ce palais c'est l'ingéniosité des infrastructures, réseaux d'eau chaude (chaufferie) et froide, sanitaires, rampes d'accès équine ou système de circulation de l'air frais. La visite terminé, le guide propose d'aller assister à la taille de pierres précieuses (vous le voyez venir vous aussi !), mais la chose m'intéresse alors, je cours le risque. Après une sommaire démonstration de la taille d'une émeraude (je pense à 90% que c'était bien une jolie émeraude), on propose l'inévitable la visite de la joaillerie d'à côté, puis du magasin de textile, de chaussures, tapis, chemises, miniatures, statues et j'en passe. Je dois avouer avoir été très intéressé par une statuette en bronze mais à 17000 roupies, qui sont tombées à 14000 puis 11000, trop cher pour moi. J'ai le malheur de parler de la jolie statuette à mon chauffeur, qui s'empresse de m'amener vers un autre magasin, encore plus cher. Nous repartons pour voir les jardins moghols de Kanak Vrindavan qui ont récemment étés rénovés et qui sont déjà presque en ruine. Non loin de là, on fait un arrêt au lac Man Sagar, au milieu duquel trône un magnifique palais du XVIIIe. La balade au bord du lac est sympathique mais un peu gâchée par une brume de pollution. Nous faisons maintenant route vers Jaipur, je demande à mon chauffeur de m'arrêter à un distributeur automatique. Premier essai, rejet de la carte puis transaction non aboutie,  on tente un autre endroit, transaction non aboutie, temps limite d'interrogation dépassé, un troisième pas mieux. Je décide de rentrer à l'hôtel pour tirer cela au clair sur Internet. Ma banque m'indique que cela devrait marcher et me donne quelques conseils, le premier c'est qu'une fois que la carte est rentrée, le nom du propriétaire apparait, il faut alors retirer la carte et ne pas attendre la fin de la transaction. Autre conseil, les cartes françaises sont des cartes de débit mais en Inde, une fois sur deux il faut saisir "crédit". Bref, je repars à pied pour trouver un distributeur, le premier sur lequel je tombe est celui de "Bank of India" tout se passe bien mais le bouton validé après la saisie du code ne fonctionne pas (quand on a la poisse..). Je repars et je vais faire plusieurs kilomètres pour trouver un DAB. Finalement, discret entre deux échoppes du bazar, je finis par en trouver un. Je tente de suivre la procédure, mais je suis trop lent et la transaction s'interrompt. Deuxième tentative, ça y est ! Ça marche mais on ne peut faire qu'un retrait de 10 000 roupies avec une carte étrangère (espérons que c'est par jour). Puisque, je suis dans le bazar autant en profiter pour flâner un peu. Je tombe sur une boutique ou j'aperçois une statuette assez similaire à celle sur laquelle j'avais flashé plus tôt dans la journée. Les négociations commencent à 5000, des paroles, du thé, du temps et je finis par l'avoir pour 1800 (et une petite vache en fer peinte en cadeau). Un rickshaw et je rentre me délasser au bord de la piscine sous le soleil déclinant. Il y a tout de même un vacarme inhabituel dans la rue, ce sont les préparatifs d'un mariage, juste en face. Pour le repas de ce soir Chicken Curry, riz, nam & bierre pour 575 roupies). Je vais aller filmer le mariage depuis le toit et je vais ensuite aller tourner autour de l'entrée, on ne sait jamais... Ma présence attire vite l'attention et un membre de la famille de la mariée vient m'expliquer que le mariage se déroule sur plusieurs jours et qu'aujourd'hui c'est la fête des femmes où seule la présence des mars est tolérée mais qu'ils seraient très heureux de m'inviter le lendemain. C'est une invitation extrêmement généreuse et gentille mais j'explique que malheureusement je dois partir le matin. C'est donc à regret que je vais décliner l'invitation.

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      Aujourd'hui, je quitte Jaipur pour aller à Agra. Je vais faire le trajet en taxi pour un peu moins de 4000 roupies (50 €), il y a un peu moins de 250Km. Le chauffeur conduit assez lentement mais il assure le show, chansons, blagues et commentaires plus ou moins historiques. Notre parcours va être interrompu par une manifestation de lycéens sur l'autoroute, une tentative d'intervention (très pacifique)  de la police qui renonce rapidement, lorsque les jeunes font venir les vaches sur le bitume. Finalement, je vais arriver à Agra en fin de journée.  Je trouve le Kamal Hôtel qui appartient manifestement au chez de l'office de tourisme. On me conduit vers une chambre sombre, sans aération, une très forte odeur de moisissure et surtout une salle de bain inondée de 10 cm d'eau et un véritable bain de culture ou prolifèrent les moustiques. Je refuse la chambre et une très longue discussion commence, je finis par accepter de payer un petit supplément pour un chambre plus spacieuse, propre et sèche. Au final cela me coutera 2157 roupies pour 2 nuits. Le point positif, c'est que je me trouve à quelques mètres de l'entrée du Taj-Mahal et que le toit restaurant terrasse de l’hôtel offre une vue incroyable sur le monument.  Il commence à se faire tard, je ne ferais pas grand chose aujourd'hui, je vais aller me promener à pied, repérer l'entrée du Taj-Mahal, l'endroit ou se trouve les caisses, les consignes de sécurités... pour arriver au plus tôt et au plus vite dans les lieux le lendemain matin. Je rentre à l’hôtel, mange un morceau et vais rapidement me coucher car, je vais devoir me lever très tôt. C'est en effet à 4heure du mat que je vais me rendre à l'entrée  du Taj Mahal, les caisses (entrée à 1300 roupies et l’autorisation de rentrer une petite camera). Je n'ai pas pris de sac à dos, je vais donc passer les contrôles de sécurité très rapidement , je pénètre par la porte sud et devant moi, le long jardin et au bout, le mausolée émergement peu à peu de la brume avec le soleil levant dans des lumières oronges et violettes. Un beau spectacle qui surmonte la marée d'écrans de smartphones qui tentent d’immortaliser l'instant avec des selfies dans des poses plus ou moins adaptées. Je longe ensuite le jardin et je m’aperçois assez rapidement que le monument n'est pas si grand qu'il ne parait, c'est la perspective donnée par le jardin qui lui donne sa majesté. Je vais pénétré les lieux après avoir enfilé des sur-chaussures.  Un garde demande à voir la petite caméra, il veut s’assurer quelle est bien éteinte, je découvrirais plus tard qu'en manipulant l'appareil, il l'a lui même allumé et quelle va filmer toute ma visite, ce que je n'avais absolument pas l'intension de de faire !). On se rend vite compte que la jolie histoire romantique du mausolée est manifestement très en grande partie une fiction. La disposition des tombeaux n'est pas cohérente (surtout si on la compare au mini taj qui est plus ancien),  le musée montre également des plans datés qui laissent voir que le monument n'était pas destinée à la princesse Mumtaz Mahal mais bien pour empereur moghol Shah Jahan, lui même. Je vais ensuite errer dans les vastes jardins qui sont un véritable havre de paix dans cette ville qui ne va tarder à se révéler assez désagréable.

Vers midi, je vais rapidement repasser à l'hôtel pour pour récupérer mon matériel et je repars rapidement visiter la ville. La visite est rude, la pollution rend la respiration difficile, une brume acre s’accroche à certains bâtiments,il y a beaucoup de bruits (bien plus que dans les villes que j'ai déjà visité) et les sollicitations sont très nombreuses et prennent dé-foi un ton assez agressif.

Le fort rouge mérite un passage (1200 roupies), il est gigantesque, les murs d'enceinte mesurent 2,5 km de long pour une vingtaine de mètres de haut, on pénètre dans le fort par l'Amar Singh, une entrée monumentale avec ses deux tours latérales puis on franchis trois autres portes comme le faisaient les trois souverains : Akbar, Shah Jahan et Aurangzeb. A l'intérieur du fort, de nombreux palais furent construits pour servir d'habitation aux souverains et leur suite et on a une vue panoramique sur la  vallée de la Yamuna. En sortant du fort, je vais prendre un Rickshow pour le reste de la journée ( 500 roupies). Nous allons aller sur l'autre rive de la rivière, vers le baby Taj-mahal, bien plus ancien et vraiment essentiel pour comprendre le  grand Taj-Mahal. Pour mon chauffeur va me conduire vers divers jardins le long de la Yamuna. Mais la présence de la caméra génère des tensions, ce qui ne s'était pas produit depuis le début du séjour. Agra vit en grande partie du tourisme, les populations sont dépendantes de cette activité et chacun veut sa part du gâteau, en forçant la main si nécessaire.

Je vais finir par ranger mon équipement, puis rentrer vers l'hôtel pour trouver un moyen de transport pour rejoindre Delhi le lendemain.

      Le dernier trajet vers Delhi, se fera à nouveau en taxi pour 2000 roupies. Au début, j'ai imaginé un trajet très rapide car il n'y avait strictement personne sur l'autoroute et j'ai pensé que les 230 kilomètres allaient être avalés en moins de trois heures. Erreur, c'était sans compter l'entrée de Délhi, au final il me faudra presque 7 heures pour rejoindre le Prime Balaji Deluxe  hôtel de Delhi ou je n'aurais qu'une nuit à passer pour une bonne vingtaine d'euros. Chambre sympa, même si elle n'a pas de fenêtres (mais ça c'était clairement énoncé dans la réservation). L’hôtel a un bon standing mais le roof-top est inaccessible (il semblerai que la police ai demandé à tous les hôtels de les fermer, pour des raisons de sécurité, il vient d'y avoir un accrochage grave avec le Pakistan). Cet établissement est assez proche de la gare où je devais initialement arriver. Pour aujourd'hui, je vais me contenter de faire le tour du quartier. C'est le secteur du textile, je vais m'enfoncer dans le dédale de ruelles où je vais finir par me perdre. L'air est très pollué, la foule très très dense. Je vais finir par me réfugier dans un cinéma où, je vais visionner une comédie très bollywoodienne pour quelques roupie, sans vraiment tout comprendre mais l’enthousiasme dans la salle me laisse supposer que cela était très drôle. De retour à l’hôtel, je suis alpagué par le soit disant responsable du tourisme qui va inévitablement me proposer son circuit touristique express dans Delhi pour le lendemain. J'ai parfaitement conscience que c'est hors de prix (2500 roupies) mais ce sera le dernier jours, le soir je devrai être à l'aéroport et du coup je n'aurais pas à gérer mes sacs. J’hésite mais je choisis la facilité. Le lendemain matin, ma voiture et mon chauffeur pour la journée arrivent, un rapide tour du vieux Delhi, un arrêt au gigantesque fort rouge ou l'armée avait pris position autour l'ambiance est lourde, on extrait les touristes des files d'attente pour les faire rapidement pénétrer dans le fort. Dans le fort, il y a différents musés sur l'indépendance, l'histoire ... Mais ce qui va le plus me marquer c'est le monument au mort de la première guerre mondiale, où sont gravés tous ces noms de très jeunes hommes aux consonance hindous et indiqués "mont dans la Marne" ou encore "mort dans la Somme", c'est très émouvant.

Après un rapide tour du quartier ou je ne vais pas trop m'attarder car les tensions sont grandes et l'ambiance pesante, je vais vers New Délhi, la porte de l'union indienne, le siège du parlement.

Je vais aussi visiter la fascinante maison musée d'Indira Gandhi, une visite captivante et sans touristes. Puis je vais faire le tour d'un marché, mangé dans un restaurant glauque et sans fenètres avant d'aller au temple Lotus. Je vais me faire refoulé à l'entrée du temple à cause du matériel vidéo puis, je vais finir par pouvoir rentrer, le temple est spectaculaire depuis l'extérieur et dedans il y a ... strictement rien.

La journée est bien avancée, ne prenons la direction de l'aéroport mais je ferais une dernier halte au

 Qûtb Minâr qui est le minaret indien le plus haut, et le troisième mondial. Avec la mosquée Quwwat-ul-Islam, le tombeau d'Iltutmish et d'autres bâtiments, il constitue un des sites touristiques les plus fréquentés de Delhi.

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