GRÈCE  Athènes, le Piré, la mer Égée & Santorin

En Juillet, je vais prendre un vol PEGASUS au départ de Marseille pour me rendre à Athènes. Le vol décollera avec plus de deux heures de retard, sans plus d'explications. L'escale en Turquie (oui, je sais ça fait un détour mais c'est la joie des billets premier prix). Je disais donc, l'escale en Turquie c'est faite dans des circonstances particulières, en effet, la veille avait eu lieu une tentative de "coup d'état" et l'armée est très présente sur les pistes et dans l'aérogare. Les contrôles sont longs et agressifs mais de toute façon le second vol aura plus d'une heure de retard à nouveau. Enfin embarqué comme du bétail, je finis par arriver à l’Aéroport d'Athènes, je prend une ligne de métro pour arriver au centre de la ville (Enfants, personnes âgées et personnes handicapées peuvent prendre un billet demi-tarif), un changement et deux stations plus loin, je ressort place d'Omonia ou je rejoint facilement l'EPIDAVROS Hôtel. Une réception un peu exiguë mais très propre et très sympathique, une chambre très propre, climatisée et plutôt bien équipée.

Pour des raisons techniques liées au montage, il est possible que l'ordre du récit diffère légèrement de la narration des vidéos.

BUDGET 12 jours, 1 personne TOUT COMPRIS

Billet d'avion Marseille / Athènes _ _ _ _ _ _    160 €

HÔTEL Athènes  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _      184

Transport Urbain + Aéroport _ _ _ _ _ _ _ _       30 €

Accès aux sites et musées _ _ _ _ _ _ _ _ _         8 €

Restaurants / alimentation Athènes  _ _ _ _      140 € 

Transport maritime _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _       43 €

Hébergement Santorin _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _      45 €

Transport bus sur l’ile _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _      12 €

Accès aux sites et musées _ _ _ _ _ _ _ _ _        0 €

Journée d'excursion centre de la Caldéra  _      32 €

Budget total pour une personne sur 12 jours: 654 €

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 "Relève de la garde" nocturne de l'acropole 

Nous sommes en fin de journée, j'en profite pour explorer un peu le quartier, je me rends vite compte que certains endroits sont assez mal fréquentés. Je prends une assiette kebab et rentre à l’hôtel.

J2 Pour cette première vraie journée dans Athènes, je me rends très tôt au pieds de l’Acropole. Je fait parti des premiers visiteurs et je ne ferai pas la queue. J’obtiens mon ticket (ce sera gratuit pour moi mais normalement, il vous faudra débourser vingtaine d'Euros en plein tarif). On emprunte une série de chemins et de sentiers qui vont nous conduire vers le plateau ou se trouve le Parthénon, je préfère ne pas m'arrêter sur les différents monuments et théâtres qui jalonnent le parcours car je voudrais faire ma visite avant l'arrivée de la foule, je profiterai de tout cela en redescendant. En arrivant aux propylées, la porte d'entrée principale de l'acropole on me fait me ranger sur le coté, le temps de laisser les soldats qui stationnent toutes les nuits sur le plateau quitter les lieux au pas. Je saisi ma camera et tente dans l'urgence de faire un jolie plan, malheureusement je pends appuie sur dalle bien polie par des siècles de passages et d'intempéries et je me retrouve les quatre fers en l'air, bien ridicule au pied des soldats et des touristes amusés, mais la caméra est sauve. La visite de l'Acropole est intéressante mais si elle se fait au bruit des scies et des marteaux-piqueurs. Le Parthénon semble plus petit de prêt et ses colonnes ont la forme de concombres selon l'axe d'observation. En fait elles sont faites pour être observées dans l'axe principal et provoquer un effet d'optique qui lui donne de la hauteur. L'Erechtéion, le temple qui se trouve à coté du Parthénon vaut vraiment le détour. En redescendant de la colline, on peut profiter d'un superbe panorama sur l'Odéon d'Erode, un superbe théâtre romain et un peu plus loin sur le théâtre de Dionysos, plus vieux, moins bien conservé mais ne ratez pas les bas reliefs sur le bas. En sortant de l'enceinte de la colline, j'ai voulu me rendre au musée de l'acropole qui se trouve juste en face (entrée 8 €), INTERDICTION formelle de filmer à l'intérieur et pour cause, la plupart des pièces sont des faux. En fait ce bâtiment moderne a été construit pour accueillir un jours la fresque des panathénées (qui se trouvait à l'origine autour du Parthénon) et qui aujourd'hui est détenue par les britanniques au british muséum de Londres. En sortant du musée, j'ai remonté l'axe piéton aussi appelé "la grande promenade" pour aller jusqu'au marché Monastéraki ou je vais dévorer une bonne salade crétoise avec une boisson fraiche.

Je vais maintenant gravir la colline du parc de Philopappou, qui se trouve en face de l’Acropole. Au début de l’ascension on passe devant ce qui est présenté comme la prison de Socrate, au somment de la colline se trouve un monument funéraire romain sans grand intérêt mais depuis lequel on a un panorama à 360 °  sur la ville, le port du Pirée et bien sûr l’acropole juste à coté. En redescendant la colline vers le nord, on arrive sur la Pnyx, ce qui ressemble à un terrain vague à flanc de colline est en fait le siège de l’Ecclésia, l’assemblée des citoyens, qui y votaient à main levée les lois au Ve siècle avant notre ère. C'est ici que nos démocraties sont nées ! De l'autre coté de l'artère piétonne, au pied de l'acropole se trouve la colline de l'Aéropoge, qui fut dans l'antiquité un lieu ou on rendait la justice puis ou se trouvaient les Archontes.

Un peu plus loin, se trouve l'Agora qui était, durant l'Antiquité, la place principale de la ville d'Athènes, lieu de rendez-vous des flâneurs et la grande place du marché : elle servait au commerce et aux rencontres (gratuit pour moi, plein tarif environ 4€). Dans l’enceinte de ce site archéologique se trouve une petite église orthodoxe. La stoa d'Attale, une porte hellénistique reconstruite dans les années 1950 sert de musée à l'agora et il ne faut pas rate rle sublime temple d’Héphaïstos. En sortant de là, un petit tour au marché aux puces voisin et retour tranquillement à pied vers le quartier de l’hôtel.

J3 Cette journée débutera au pied de la porte d'Adrien qui a été élevé en l'honneur de l'empereur Hadrien, après sa venue à Athènes, en 131. Sitôt à coté se trouve le temple de ZEUS ou Olympiéion, un temple très vaste, d’ordre corinthien, dont il reste aujourd’hui 15 colonnes. Pour 2 € vous pourrez vous rendre au pied des colonnes mais vous ne verrez pas grand chose de plus que depuis la rue. Pas très loin, le long de l'avenue Leoforos Vasilisis Amalias vous pourrez admirer les reste de bains antiques. En suivant la route Vassilis Olgas on arrive au Stade panathénaïque qui est à l'origine un stade antique et qui fut rénové pour les 1ers Jeux olympiques de l’ère moderne, en 1896. Si vous souhaitez faire un sprint sur la piste vous pouvez entrer pour 5€, un couloir sombre conduit vers un mini musée de l'olympisme sans grand intérêt.

Il ne va plus tarder à être midi et je retourne vers la place Syntagma (place du parlement) pour assister à la relève de la garde. Il est 11h55 et la cérémonie débute, oui j'ai bien dit cérémonie et non spectacle car aussi étrange soit-elle, je vois beaucoup de touristes qui s'en amusent et se montrent extrêmement grossiers et méprisants. Le comble sera même quelques minutes après la relève, une touriste russe qui va tenter d’effectuer un selfie debout sur la tombe du soldat inconnu !

Je vais maintenant aller manger dans le quartier tout proche d'Anafiótika qui est au pied de l'acropole (coté nord). Dans ce quartier très touristique mais très agréable à l'ombre des treilles, je vais prendre une jolie salade servie sur une épaisse tranche de pain. Je repart ensuite en direction le quartier de Kolonaki, je traverse le quartier des ministères et des représentations diplomatiques, c'est aussi là que se trouvent bon nombre des musées où nous reviendrons bientôt.

Il est temps de gravir le mont Lycabette, dans un premier temps l’ascension de la colline est assez rude, aux ruelles abruptes succède les escaliers. Puis j'arrive à la station du funiculaire (3€50 la montée). Après une rapide fin d’ascension, on arrive sur une sorte de petite plateforme avec un passage qui traverse des terrasses de restaurants, il ne faut pas hésiter, il va falloir les traverser en faisant abstraction des quelques rabatteurs.

On se retrouve vite devant la  jolie petite chapelle d'Agios Georgios et un incroyable panorama s'ouvre sur toute la ville d'Athènes et même bien au delà sur une bonne partie de sa région. Attention, il y a très peu d'ombre sur la plateforme et le soleil tape très fort. Pour redescendre, je vais emprunter les petit sentier très tortueux qui sillonne les flancs rocailleux de la colline en serpentant au milieux des cactus et des plantes grasses.

J4 Pour cette nouvelle journée je décide de partir direction le port du Pirée car  je veux me rendre au bureau des navettes maritimes pour prendre mon billet pour aller vers Santorin dans les prochains jours. Pour se rendre au port rien de plus simple, il suffit de prendre la ligne 1 du métro et d'aller jusqu'au terminus. Les  bureaux des sociétés de transport sont assez proches les uns des autres, je choisi la compagnie Blue Star Ferry ou j’obtiens des tarifs imbattables  (17€ l'aller vers Santorin sur un bateau classique avec ses escales sur les principales iles de la mer Égée et 26€ le retour sur un bateau rapide direct). J'ai maintenant le temps de visiter le port d'Athènes. La cathédrale de la sainte Trinité est majestueuse face au port et ses nombreuses icônes en font un lieu incontournable à visiter. Je m'enfonce ensuite dans les ruelles étroites mais petit à petit je m’aperçoit que la camera semble de plus en plus déranger, peut être est-ce les nombreux petits ateliers qui pullulent dans les sous-sols qui veulent rester discrets.

Quoi qu'il en soit je vais rejoindre l'eau et faire le tour de différentes anses qui forment des petits bassins autour du port principal. J'espère y trouver une jolie plage ou me baigner. Le paysage est jolie mais les coins de baignade ne m'inspirent guerre. Je décide d'aller explorer la cote. Pour cela, je retourne prendre le tramway qui va longer la cote de l'Attique Les paysages défilent la balade est agréable dans la rame climatisée. Je finis par arriver au terminus, au milieu de nulle part, une paillote est devant moi, je n'ai pas trop de choix, c'est là que je mangerai un morceau et que je passerai le reste de la journée entre baignade et farniente...

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C'est toujours à pied que je vais parcourir les rues et ruelles d'Exarcheia, ou je pendrais un déjeuné bon marché, Pefkakia pour arriver au quartier des musées et des ministères Kolonaky. Après m’être reposé à l'ombre des arbres du parc national et fait le tour de l'ancien zoo où aujourd'hui des animaux tournent autour des cages désaffectées, je me rends au musée Bénaki, juste à coté (Gratuit, 8 € en plein tarif).

Ce musée dans un beau manoir néoclassique est né d'un don de sa collection d'Antoine Bénaki à l’état grec en 1926.   Cette collection présente le développement historique et culturel de l'Hellénisme. Les objets exposés, dont un bon nombre sont des chefs d'oeuvre de l'art grec couvrent une large période allant de l'âge néolithique jusqu'au XXe siècle. A voir : Les armes en bronze, bijoux, poteries, casques rares, figurines en terre cuite, les couronnes de laurier et ceintures, tissus, peignes en ivoire, peintures funéraires, meubles sculptés, icônes, fontaine en mosaïque de marbre, céramiques...

Près du musée Bénaki, il y a le musée d'art des Cyclades (Gratuit, plein tarif 7 €). Cet établissement est consacré à la civilisation égéenne et à la préhistoire des Cyclades. Les objets exposés  s'étalent sur une période allant de 3000 au 4e s. av. J.-C. A noter une salle explique très clairement qui était les citoyens athéniens au début de la démocratie, quel était leur rôle et quels étaient leurs devoirs.

Un peu plus loin, de l'autre coté de l'avenue Vasilissis Sofias s'étend  le chantier archéologique du lycée agricole, juste à coté du musée de la guerre mais pour celui-ci, je me limiterai au parvis et jardins qui proposent divers modèles d'avions et d'armement lourds.

C'est au musée byzantin et chrétien que je vais faire ma prochaine visite. Le musée est installé dans le domaine de l’ancienne Villa Ilissia qui merite à elle seule un détour. L’intérieur du musée est certes sombre mais les collections sont bien présentées, plus de 3.000 pièces sont exposées. Si les pièces sont souvent impressionnante les non spécialistes risquent vite de se lasser.

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J5 Aujourd'hui je vais aller faire la tournée des musées, compte tenu des quelques coups de soleil que j'ai pris la veille, il me semble plus prudent de m'exposer le moins possible. c'est à pied que je vais me rendre au musée national d’archéologie (gratuit, plein tarif à 10€). Il renferme la plus belle collection d'antiquités grecques au monde, même si, de nombreuses œuvres, pillées par les européens, se trouvent aujourd'hui dans des musées étrangers. On y retrouve une magnifique collection de céramiques, sculptures et poterie de la Grèce antique. Bien que parfois mal mises en valeur, les œuvres demeurent uniques. Entre masques, bronzes, statues de marbre, le visiteur est appelé à voyager dans le temps pour revivre l'âge d'or de la civilisation grecque. A voir : Le célèbre masque d'Agamemnon, le cheval de l'Artémision en bronze, les superbes kouroï, les amphores funéraires, le Poséidon en bronze, les fresques de Santorin, les marbres. La visite sera longue et méticuleuse, bon audioguide et cour centrale très agréable.

J6 Aujourd'hui, je repart avec mon sac à dos et toutes mes affaires pour aller à Santorin, je reprends donc le métro direction le Pirée. Je prends un Ferry, il faudra plusieurs heures de navigation pour atteindre la caldéra, le bateau fait des escales dans les différentes iles des Cyclades comme Paxos, Naxos, Milos... Chaque escale est une occasion de découvrir depuis le pont les somptueux paysages de ces îles rocailleuses. J'ai une confortable place assise mais je passe mon temps à me promener d'un pont à l'autre pour humer l'air du large et profiter du panorama à 360°. En début d'après midi le ferry commence à longer d'immenses falaises qui semblent le guider. On pénétre au cœur de la caldéra de Santorin. Pendant que le bateau entame sa manœuvre pour accoster, je récupère mes affaires et descend dans la cale impatient de débarquer. Alors que le ferry manœuvre encore la gigantesque porte commence à descendre et la falaise de dévoile progressivement.

Les pieds sur la terre ferme, je trouve rapidement le chauffeur du Santorini camping ou j'ai effectué une réservation via leur site internet. Les clients regroupés, un minibus attaque l’ascension en zigzag de l'impressionnante falaise et peu à peu se dévoile impressionnant panorama  sur le cœur de la caldéra volcanique. Il nous conduit directement au camping. J'ai choisi l'option tente prêt montée, en fait il s’agit d'une tente haute type militaire dans laquelle on peu se tenir debout avec deux petits lits, une étagère avec ventilateurs et une vrai porte avec un petit bonus, une petite petite terrasse avec une chaise et une petite table à l'extérieur et l'ensemble sous une treille bien fournie pour rester à l'ombre. Sitôt installé, je me précipite pour aller voir le cœur de Fira. Mon premier contact avec le village sera très contrasté. Les ruelles étroites et souvent en escalier sont noires de monde, il est même souvent difficile d'avancer et puis, on arrive au bord de la falaise vertigineuse. Incroyable spectacle du soleil déclinant dans ce gigantesque bras de mer emprisonnée dans cet ancien volcan. après avoir longuement profité de la vue, je rentre au camping, ou j'y prendrai une assiette de grillades avant d'aller me coucher.

J7  C'est avec un peu d’appréhension  que je me rend aux sanitaires du camping, mais ceux-ci sont irréprochable ce matin.

Rapidement je vais vers la gare des bus de Fira et je trouve sans peine un bus pour m’amener vers la pointe Sud de l’ile (environ 2€). Le bus me dépose devant AKROTIRI. Un site archéologique stupéfiant (Gratuit, plein tarif 12€), Le site est protégé par un gigantesque bâtiment. Le début de la visite se fait sur des passerelles surélevées au dessus des vestiges, le fin se au milieu des vestiges. Malheureusement, peu d'indications ou d'explications, il faut essayer d'intégrer une visite guidée ou s'incruster dans celle d'un tour opérator. Akrotiri est une ancienne ville Minoenne (Les minoens étaient une civilisation de la mer Égée du 3ème millénaire à 1300 ans avant J.-C). La citée est construite sur un plan et avec des bâtiments étrangement modernes. Un rez de chaussé aux mur très épais et avec peu d'ouvertures pour donner une bonne assise aux constructions et avoir une pièce fraiche pour la conservation des aliments en été. Au dessus, au premier niveau une salle à mangée avec la cuisine et souvent sur un autre niveau des chambres et même d'ingénieuses toilettes par gravité. Les mur sont renforcés par une structure qui reste flexible. Ce sont des constructions parasismiques ! Un réseau d'eau circule dans le village et amène l'eau à des petites fontaines situées à l'extrémité de petites placettes triangulaires, un réseau séparé évacue les eaux souillées. C'est une remarquable avance technologique que ce peuple avait à l'époque. Le village englouti par les cendres volcanique semble avoir été évacué dans le calme avant le grand cataclysme. Il n'y a pas de victimes retrouvées, les maisons on été rangée, tables et chaises empilées comme pour laver le sol avant de partir... L'explosion du volcan a été anticipée mais la civilisation s'est quand même éteinte, peut être a-t-elle trouvé refuge sur les cotes de  la crête ou elle a été rejointe par un gigantesque Tsunami (raz-de-marée).

Quoi qu'il en soit, mon intime conviction est faite, Santorin est bien l'Atlantide, les minoens sont biens  cette civilisation avancée qui aura inspiré Platon pour son récit (fictif) quelques siècles après. Après cette visite, à pied je avis effectuer un ou  deux kilomètres pour aller sur la plage rouge. Il faut gravir quelques rochers pour avoir un magnifique point de vue sur la anse de la plage rouge. Une étroite plage au pied d'une jolie falaise. Mais si le paysage est intéressant, la plage par elle même n'est pas très agréable, étroite, bondée et régulièrement quasi intégralement submergée par une vague (peut être due au passage des hydrojets au large). En marchant deux ou trois kilomètres le long de la côte on passe par une plage dite blanche (c'est la  falaise qui est blanche, pas le  sable) puis on arrive à la plage noire. En debut d'après-midi, je reprends le bus pour retourner à Fira.

Après cette matinée très chargée, je commence à avoir très faim, je cherche un bon restaurant mais la ruelle principale ne propose que des restaurants qui semblent de piètre qualité puis coincé, entre deux enseignes, une carte au début d'un escalier qui conduit vers un premier étage. Ici, pour d'enseigne tapageuse, pas de rabatteur, une simple petite carte. Installé sur une jolie terrasse ombragée, qui n'offre peut être pas une vue plongeante sur la falaise et la caldéra mais une vue bien dégagée sur la  plaine  et jusqu'à l'autre rive de l'île. Sans être exceptionnel, le repas reste assez bon  et prix assez raisonnable (dans la moyenne des fastfoods, pizzerias et autres qui se trouvent dans la rue en contrebas). A l'issue de cet agréable repas, je part chercher une solution pour aller explorer les îlots volcaniques au centre de la caldéra demain. La première solution consiste à prendre des bateaux taxi (compter 5 à 7 € par déplacement et je ne connais pas très bien où se trouvent les zones les plus intéressantes, deuxième possibilité faire une visite type "privée" avec un guide et un bateau réservé mais le prix est presque exorbitant, dernière solution pour une excursion de groupe via une officine spécialisée pour une quarantaine d'Euro la journée (je vais réussir à le négocier pour 29€). A la sortie de l'agence bien climatisée, la chaleur de cet après-midi est étouffante et je vais me réfugier à quelques mètres delà, au musée

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Le musée (Gratuit, 4€) couvre l'histoire de l'île à partir de la période du Néolithique. Les collections sont classées chronologiquement et comprennent des céramiques, sculptures, bijoux, peintures murales et objets rituels. L'art monumental de la peinture murale est représenté avec beaucoup de détails. Un très bon complément à la visite du site d'Akrotiri. Je terminerai ma journée par une partie de volet dans la piscine du camping puis un repas  simple mais convivial dans une grande tablée de jeunes issus de toute l’Europe et même au-delà.

J8  Aujourd'hui c'est la grande visite de la caldéra (vaste dépression circulaire située au cœur de certains grands édifices volcaniques et résultant d'une éruption violente qui a vidé la chambre magmatique sous-jacente). Je dois pour cela aller prendre le bateau au pied de la falaise de Fira. A la fraiche, je décide de descendre par les escaliers en lacets. Le problème, c'est que plus on approche du port plus on doit se faufiler entre les mules et les ânes "stationnés" et qui attendent l'arriver des postérieurs et des portefeuilles des croisiéristes. Cet alignement de bourricots n'est pas très rassurant, il faut se faufiler dans le maigre espace espace qu'ils vous laissent en permanence exposé à une possible ruade. Non sans soulagement, j'arrive enfin à bon port et prends place à bord d'un faux voilier deux mats d'excursion qui n'a jamais du voir de voiles de sa vie, certes il y a du monde à bord mais cela reste raisonnable et l'accueil assez chaleureux. Nous traversons cette somptueuse "petit mer" intérieure au pied des spectaculaires falaises. Nous arrivons à notre première escale le petit ponton de Nea Kameni, l'îlot volcanique au centre de la caldéra qui avait émergé lors des éruptions dans les années  1950. Pour monter sur le volcan éteint mais encore chaud, il faudra  vous acquitter d'un droit de passage pour le parc de 2€50. Vous allez ensuite gravir les flancs du volcan, vous évoluerez dans un décor cataclysmique et profiterez au sommet d'un point de vue à 360° sur la caldéra. attention au soleil qui avec la réverbération de la mer et des falaises frappe très fort et il n'y a pas d'ombre du tout ici. Pour la deuxième étape de l'excursion, le bateau va "stationner" à quelques mètres d'un petite anse de l'îlot de Palea Kameni. Dans cette anse l'eau a une couleur jaunâtre, si vous le souhaitez vous pouvez sauter du bateau et nager vers cette anse. L'eau devient très chaude, ce sont les fameux bains thermaux où la température de l'eau très soufrée varie entre 30 et 35 degrés Celsius. Belle expérience mais il faut quand même savoir nager correctement pour sauter du bateau. La dernier arrêt sera l'ile de Thirassia, une ile qui ferme la caldéra et qui reçoit malgré tout moins de visiteurs que l'île principale. En haut d'une falaise très abrupte dont l’ascension le me semble pas opportune se trouve un petit hameau,pour ma part, je resterai sur l'étroite bande de terre qui longe le rivage. Dès la descente du bateau des rabatteurs tentent de vous attirer vers leur restaurant ou leu petite boutique. Je passe rapidement mon chemin et j'observe un groupe de gamins qui pêchent en apnée des poulpes et semblent les faire directement passés (après les avoir "détendus") à la cuisine d'un petit restaurant un peu excentré. Ce sera donc là, qui j'irai mangé et devenez quoi ... Des brochettes de poulpes grillés ! un régal. Après cette bonne collation, je me reposerai longuement la tête à l’ombre et les pieds dans l'eau sur une sorte de quai pour bateau de pêche abandonné.

Vers 15 h, la corne du bateau retenti pour rappeler les excursionnistes dispersés. Le bateau repart maintenant vers le petit port d'Oia sur l'île principale. L'approche est majestueuse, le village ressemble de loin à de la neige immaculée accrochée au somment de la falaise puis l'image se précise et Oia se dévoile. Certains débarqueront ici, les autres, comme moi avons fait le choix de retourner au port de Fira. L'embarcation nous y conduire en longeant l'immense falaise qui laisse entrevoir les différentes strates et formations volcaniques. Une fois débarqué et pour éviter de revivre ma frayeur matinale avec les mules, je choisi de prendre le téléphérique pour remonter (3€). Après un rafraichissement, je vais visiter le petit musée Megaro gyzi dans un bâtiment vénitien du XVIIe siècle. Ce petit musée abrite plusieurs salles d'exposition sur l'histoire contemporaine de l'île. Rien de très exceptionnel mais mérite d'y passer un peu de temps au frais. Non loin de là, jetez un œil à la petite cathédrale orthodoxe  Saint Jean Baptiste et à ses jolos jeux de lumière dans le soleil déclinant.

J9  Voici, une journée qui s'annonce tranquille car je n'ai rien prévu de particulier. Je vais donc aller découvrir la coté Est de l'île, moins accidentée avec des plages et des formations géologiques intéressantes. Repos et baignade vont rythmé une bonne partie de ma journée. De retour à Fira en milieu d'après midi, je trouve une petite route au sud du village pour descendre observer les couches géologiques (c'est une de mes passions) dans une immense carrière. Au bout d'une heure, je suis rejoint par une voiture de police qui vient gentiment me signifier que je n'ai pas le droit d'être ici. Ils me remontent et dans leur grande gentillesse vont même me raccompagner au camping ou je profiterai un peu de la piscine. Sur les coups de 18h, je prends un bus (absolument bondé) pour aller vers Oia au nord de l'Ile. C'est un véritable décor de carte postale, cet enchevêtrement de maisonnettes blanches aux toitures bleus accrochées à la falaise. Le couché de soleil est absolument merveilleux mais le spectacles est très attendu par les appareils photos qui crépitent et les perches à selfie qui s'agitent. Les restaurants sont, ici, absolument hors de prix et c'est la première fois de ma vie que je vois un montant minimum de consommation imposé pour pouvoir être servi. Je passerai donc de ma dernière nuit à Santorin à Fira, un peu moins chère.

J10 Cette 10ème journée en Grèce, sera consacrée à mon retour vers Athènes? Bus, ferries rapides et métro, j'arrive en fin d'après midi à Athènes et je trouve non sans mal mon dernier hôtel du séjour, le SPARTA TEAM HOTEL. Au niveau du quartier, il faut faire attention le soir, il n'est pas sur et il y a de nombreux toxicomanes devant l’hôtel. Mais ce qui est inadmissible c'est l'intérieur, certes la salle de bain de la chambre était correcte mais la literie éclatée et douteuse, une climatisation qui ne fonctionne pas, un ventilateur au plafond qui vacille tellement qu'on à peur d'être décapité, des taches au sol et sur les murs... Bref, une horreur et une erreur de choix de ma part !

J11  Pour mon avant dernière journée à Athènes, je vais aller visiter les quartiers et les sites archéologiques que j'avais laissé de coté durant les premières jours. Le quartier de Gazi, un quartier branché avec sa technopolis mais ou je vais surtout me rendre pour voir le site de Keramikos. C'est un cimetière mais également tout un quartier qui se situait à l’entrée des portes d’Athènes avec le quartier des potiers. Il y a contre le site archéologique un petit musée qui abrite toutes sortes de poteries : Vases, Jeux, jouets, urnes funéraires.. Puis je repartirai au pied de l'acropole pour parcourir les ruelles de Manatiraki et de Psyrri. découverte du site de la bibliothèque d'Adrien (pas un grand intérêt de payer, il n'y a pas grand chose à voir), l'agora romaine, bien visible depuis les grilles mais l'entrée permettra d'admirer de près la magnifique tour des vents. Après une pose repas à l'ombre des treilles de Plaka, je vais redescendre vers la magnifique cathédrale, puis j'irai

J12 J'irai passer ma dernière journée en Grèce sur la côte, non loin de là ou j'avais été il y a quelques jours.

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