CUBA, La Havane, Vinales & Trinidad

 Budget pour 1 personne sur 14 jours

     Avion (Marseille / La Havane)        610  €

     Taxis et transports urbains              48  €

     Bus transports intercité                   60  €

     Hébergements                                280 €

     Alimentation                                    160  €

     Visites et activités                            55  €

 Total pour 1 personne sur 14 jours: 1213 €

     Je vous propose un itinéraire pour découvrir le Nord-Ouest de l’île de cuba, la Havane, Vinales et Trinidad. A cuba, il n’y a pas de problème de sécurité important, j’ai juste du démonter le micro qui était sur ma caméra, car cela déplaisant manifestement aux policiers  que je croisais. Il y a trois problèmes particuliers sur l’île, le premier c’est l’eau potable. L’eau vient souvent de cuves de stockage individuelles qui sont sur les toits et la qualité est très variable. Il faut donc trouver des bouteilles d’eau minérales ou apporter des  pastilles de décontamination. Le second problème c’est pour trouver des distributeurs de billets (DAB) qui fonctionnent et acceptent votre carte (j’ai pourtant une Visa Gold, celle qui pose le moins de problèmes). Pensez à indiquer, lorsque cela est possible que vous faites un retrait sur un compte en Euro (cela vous évitera une taxe de 10 % par rapport à un retrait converti depuis le dollar). Le troisième problème c’est  la double monnaie. En fait vous n’allez utiliser que des CUC mais cela vous limitera sur les points d’achats possibles.

     Je suis partir de Marseille le 5 Février, j’ai fait une escale à Madrid avec un atterrissage en crabe très folklo à cause d’une tempête. Je suis arrivé à La Havane vers 20h, les formalités à l’aéroport ont été rapides bien plus rapides que pour les vols qui arrivaient des États Unis). En revanche pour récupérer les bagages tout le monde à la même enseigne, beaucoup d’attente et des bagages qui arrivent dans un état très variable. La sortie de l’aéroport se fait sous la sollicitation des taxis et autres racoleurs.  Il est 22h, après avoir été au bureau de change et choisi un taxi, pour 20 CUC, je rejoins le centre-ville de La Havane ou j’ai réservé une casa particulares (4 nuits + petit-déjeunais pour 166 CUC). La chambre, dans un bâtiment colonial contre la plaza Vieja, est très spacieuse et dispose d’un Balcon.

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • YouTube Social  Icon
  • Instagram Social Icon

     Le lendemain, le 6 Février, j’étais impatient d’aller explorer la ville. Vers 7h30, j’engloutissais un petit déjeuner copieux et me dirigeais vers les anciens docks, plus au sud. Cette journée serait consacrée au quartier de la vieille Havane. La plazza vieja, le castillo San Salvador, le musée de la révolution (8CUC), le gran théatro, le capitole… je vous laisse découvrir ces lieux sur la vidéo que j’ai réalisé.

Arrivé au bario chino, quelques habitants m’ont déconseillé de continuer la visite avec la camera à la main. Je l’ai rangé dans le sac, mais je pense que c’était un excès de prudence car les quartiers que je traversais ne m’ont pas inspiré la moindre inquiétude.

Je suis revenu vers la havana viéja par le Melancon (en longeant le front de mer). Pour aller revoir la place des Armes et la cathédrale Christophe Colomb. En fin de journée, j’ai mangé à la terrasse d’un restaurant près de la vieille place (13 cuc le repas) mais beaucoup d’attente (plus d’une heure) et assez décevant.

Voir la vidéo

Voir la vidéo

      Pour ma deuxième journée, je décidais de me rendre plus à l’ouest de la ville. Pour se déplacer sur toute une journée, un locataire de la casa particulares m’avait conseillé d’aller prendre devant le théâtre national, le bus touristique (10 CUC pour toute la journée, un peu cher pour Cuba, mais les transports publics sont difficilement accessibles aux touristes).

      Mon premier arrêt fut la place de la révolution, il faut bien dire que contempler le monument à José Marty et voir les façades des ministères avec les portraits des révolutionnaires comme le Ché, ne prend pas beaucoup de temps. J’ai donc pris le prochain bus qui passait pour changer de lieu. Je me suis arrêté au cimetière Christophe Colomb.  Il faut s’acquitter de 5 CUC pour pouvoir le visiter mais la «promenade» est intéressante. Outre les tombes de personnalités locales, c’est toujours l’âme d’un peuple et ses modes de vie qui se dégagent d’un tel endroit. Après plus de deux heures de visite, je reprenais un bus pour aller encore plus à l’ouest de la ville.

      Je fais un bref arrêt dans le quartier dit de la "Playa", ou le front de mer est très rocailleux et qui ressemble plus à une zone sinistrée sans doute par un ouragan. Je reprends le bus suivant pour faire un stop à l’Aquarium national de Cuba. Devant, trône quelques vieilles statues de dauphins décrépies, les guichets sont sur la droite et le prix est de 10 CUC. Pour le reste de la visite, l’aquarium; lui même, se limite à un couloir exposé aux quatre-vents avec des bacs plus ou moins entretenus. Des tortues tournent en rond dans un fossé vers l’entrée et sur la gauche vous trouverez les amphithéâtres pour les spectacles d’otaries et de dauphins. Ces pauvres animaux tournent en rond dans des bassins peu entretenus  et font machinalement leur numéro. Moyennant quelques CUC, des dizaines de mains vont les caresser entre chaque représentation. Tout cela n’est pas le pire, au fond du parc, près de la mer, de vieilles cuves et bassins éventrés et rouillés abritent encore quelques pensionnaires. Bref, une visite qui met mal-à-l’aise et laisse un mauvais gout.

     De retour à la Havana Vieja, je visite l’ancien marché gare (au sud) ou se trouve des centaines de stands de prétendus produits artisanaux. Un vrai Ché Guevara market. Pauvre révolutionnaire qui se retrouve avec son visage sur des tasses et des assiettes, comme ailleurs Lady Diana.

     Je longe les quais vers le nord et je préfère aller visiter le castillo de la real fuerza (3CUC). Le rez-de-chaussée propose une exposition sur les grands navigateurs, plutôt réussie. On peut monter sur les terrasses du premier étage pour avoir une belle vue sur la baie et même monter dans la tour de la lanterne pour admirer le  couché de soleil sur la Havana Vieja.

     Je termine cette journée dans un restaurant pour y déguster de pâtes à la langouste fraiche en sirotant une bière locale (15 CUC).

     Pour ma troisième journée, j’ai décidé d’aller voir de l’autre côté de baie. J’ai pris un bus touristique devant l’opéra avec un ticket à 5 CUC pour la journée. Le bus traverse la baie en passant dans un tunnel  sans ventilation et manifestement peu sécurisé. De l’autre côté, celui-ci me dépose devant un fort mais il est un peu tôt et il n’est pas encore ouvert aux visiteurs. Je décide donc de suivre la route jusqu’au Christ géant qui fait face à la ville. Le parvis de la statue offre un point de vue unique de la ville sur l’autre rive.  En revenant vers le fort, la route traverse une zone militaire ou sont exposées des armes, des avions et des missiles rescapés de la guerre froide. On peut, ici comme au musée de la révolution observer les débris du U2 que les cubains (plutôt les soviétiques) avaient abattus en 1962. Je constate avec ironie et au vu des pièces exposées sur les deux sites  que cet avion devait avoir certaines pièces en double voire triple.

     De retour au Castillo de San Carlos de la Cabaña, il est enfin ouvert (4CUC), la visite est peu pédagogique mais l’ensemble est spectaculaire et mérite le détour.

Vers 13 h, je reprends un bus pour aller vers la playa del este. Après une demi-heure de route et le franchissement de ce qui ressemble à des checkpoints à l’entrée de zones hôtelières réservées aux touristes, le bus me laisse au bord d’une route perdue. Je franchi des dunes pour me retrouver sur une très étroite mais jolie plage de sable fin aux eaux turquoises.

     De retour à la Havane, je choisi un restaurant réputé, le Rumrum pour m’offrir une grosse langouste grillée avec un mojito géant pour tout de même 25 CUC.

Au quatrième jour, je dois quitter la Havane pour aller vers les montagnes de Vinales. De ma casa particulares, je dois prendre un taxi pour aller au terminus des bus Viazul qui se trouve presque en périphérie de la ville, négocié par mon hébergeur, cela me coutera 10 CUC. Arrivé au terminus on me signale que je ne peux pas prendre le bus que j’avais réservé et payé sur internet et j’ai dû attendre le prochain pendant 3 heures.

Voir la vidéo

Voir la vidéo

     Je suis arrivé à Vinales vers 18h30, c’était la cohue à la descente du bus, une véritable foire d’empoigne entre les loueurs de chambres qui cherchent à capter les touristes qui débarquent. Pour ma part, j’avais réservé una casa, mais celle-ci semblait un peu excentrée (surtout avec mon sac à dos et mon sac d’équipement vidéo)  et j’ai dû prendre un taxi, négocié à 4 CUC. Arrivé sur place, j’ai été très chaleureusement accueilli, je me suis installé dans une grande chambre climatisée avec  une jolie salle de bain et on m’a offert un mojito sur le toit terrasse avec une magnifique vue sur les mogotes.

Le propriétaire est venu discuter avec moi, pour savoir de quoi j’avais besoin et si j’avais prévu des activités pour mon séjour et m’a aidé à tout organiser.

Un peu fatigué, j’ai décidé de prendre mon repas à la casa, pour 8 CUC, j’ai  eu droit à une table entière de plats locaux dont un poulet grillé entier, soupe relevée de haricots, crudités diverses, beignets et boissons

     Le lendemain matin, après un petit déjeuné très fruité, le guide que mon hôte m’avait proposé (pour 15 CUC la journée) est venu me chercher en taxi pour m’amener faire une randonnée dans la vallée. Nous sommes arrivés au stade baseball et nous avons attendu que deux autres de ses clients nous rejoignent. Il nous a montré les cultures, les plantes sauvages, fait des arrêts dans diverses exploitations dont l’incontournable et très commerciale fabrique de cigares. Il nous a fait rencontrer des personnages locaux très attachants et fait gravir un des mogotes. Au milieu du parcours , il y a une buvette, attention au Cocoloco, il y a peu de coco et beaucoup de Rhum dedans ce qui peut rendre difficile la fin de la balade par une belle journée, sous un soleil de plomb.

     De retour en milieu d’après-midi au village, j’ai été visiter le surprenant et captivant jardin botanique (tarif libre) puis je me suis détendu en buvant un Tukola (aussi appelé CubaCola) devant le centre culturel, ou j’ai pu bénéficier d’un cours municipal et public de Salsa (à défaut d’épater la galerie, j’ai bien diverti tout le monde).

     Le jour suivant, à 9 heures, un taxi, que j’avais réservé pour la journée (pour 25 CUC) est venu me chercher. Il m’a conduit vers les grottes de Santo Tomas. La visite est épique, on vous colle (pour 10 CUC) une lampe sur un casque et on vous indique que l’entrée est au bout d’un sentier escarpé en haut de la montagne ! Dans la grotte, le reste de la visite est plus ou moins guidée, le parcours est long et la température dans les cavités est étonnement élevé et l’air est très humide, résultats ma caméra a cessé de fonctionner (mode sécurité).

     Vers 13 heures, mon taxi m’a conduit au départ d’un sentier qu’il a qualifié de « petite balade », bref, il m’a fallu 5 heures de marche intensive pour en voir la fin. Mais les paysages étaient superbes, j’ai pu observer une faune riche et j’ai découvert les Aquaticos (une sorte de secte chrétienne, repliée dans les montagnes).

     En fin de journée, mon chauffeur m’a montré quelques curiosités locales comme la montagne qui a la forme du profil d'un héros de la révolution ; José Marty.  Pour terminer, il m’a conduit au célèbre (et minable) mur dit de la préhistoire (3CUC).

Pour ma dernière soirée à Vinales, je suis longuement resté au village, restaurant et club de musique…

     Le 12 février, je me suis réveillé très tôt vers 5 heures, pour aller prendre le bus pour Trinidad de Cuba. Mon hôte m’a conduit en scooter jusqu’au bus, un grand exercice d’équilibre avec mes sacs et mon matériel sur des routes cubaines défoncées (non, pardon, il faut dire respectueuses du développement durable, c’est comme ça qu’on me les a présenté sur place).

     Je suis arrivé à Trinidad vers 16 h, j’ai rapidement trouvé ma casa particulares. Assez rustique, sans vitre aux fenêtres mais avec des persiennes en acier trempé. En fin de journée, je suis allé tourner quelques images du centre-ville au coucher du soleil.

     Le deuxième jour à Trinidad a débuté par l’accession de la colline qui mène à l’émetteur qui surplombe la ville. Arrivé en haut, j’ai pu voir des touristes se faire refouler car ils avaient pris l’émetteur en photo (c’est un site dit sensible). J’ai donc rangé ma caméra, puis longuement discuté avec les militaires présents et ils ont fini par me proposer de filmer le panorama en montant directement sur l’émetteur.

Malheureusement, les parasites électromagnétiques ont rendu les images en grande partie inutilisables. Je suis redescendu vers la ville que j’ai arpentée d’Est en Ouest et du Nord au Sud (en fait ce n’est pas très grand). J’ai visité le musée municipal Romantica, dont l’intérêt réside dans le point de vue qu’une de ses tours offre sur la ville. On vous demandera 5 CUC en plus pour entrer avec une caméra ou même prendre des photos. Je me suis arrêté dans un office municipal du tourisme pour y réserver  une sortie en mer pour le lendemain à 50 CUC la journée, tout de même. Je terminais la journée par un peu de lecture sur la terrasse de ma casa.

     Pour ma troisième journée à Trinidad, il fallait me rendre à la marina pour y prendre le bateau que j’avais réservé la veille.  Trouvé un taxi le matin n’a pas été si simple, j’ai fini par demander au portier d’un hôtel de standing de m’en trouver un, il m’a pris 9 CUC pour le trajet (un vrai tarif de touriste).

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • Google+ Social Icon
  • YouTube Social  Icon
  • Instagram Social Icon

Voir la vidéo

Voir la vidéo

     Arrivé à la marina, j’ai attendu plus d’une heure, le temps que tous clients soient regroupés puis embarqué sur un trimaran motorisé. Si au premier abord cela ne se présentait pas très bien avec une organisation digne d’un club de vacance très populaire, c’est le mélange des personnalités et des nationalités (Brésil, Italie, Iles-Féroé, Australie, Turquie et France) qui a rapidement mis une bonne ambiance sur le bateau. Il faut compter plus d’une heure de trajet pour arriver sur l’îlot dit de « Cayo Blanco». Le bateau y dépose ceux qui veulent se reposer ou bronzer, puis garde à bord ceux qui veulent aller plonger en apnée sur un petit récif de coraux. La plongée était agréable mais un peu courte (environ 40 mn), les lieux sont plutôt jolis. On nous ramène ensuite sur l’île pour manger une paella aux fruits de mer. Mes hôtes et des guides touristiques m’avaient  conseillé de me méfier de la nourriture servie ici. Arrivé parmi les derniers, car j’avais pris le temps d’aller filmer, les plages libérées par les estomacs vides, je n’avais plus que du riz mais le cuistot qui a vu la scène m’a apporté… une langouste grillée ! Plage, baignade et recherche des iguanes a occupé le reste de ma journée (au fait, les iguanes se trouvent derrière la cuisine, ils fouillent les poubelles). Le retour sur le bateau à pris des airs de fête avec musique et alcool à gogo.

     Le matin du 15 février, j’hésite entre aller marcher dans le parc national de Topes de Collantes avec ses chutes d’eau (mais comme c’est la saison sèche, il risque de ne pas y avoir beaucoup d’eau), ou tout simplement prendre le train pour aller voir la vallée de los ingenios au nord de Trinidad. C’est un peu le flemme, après dix jours très intenses qui va guider mon choix. Je me suis rendu à la gare de Trinidad ou plutôt, à la petite cahute au bord des rails rouillés. A  la cubaine, il faut attendre plus d’une heure le temps que les employés finissent de … je ne sais pas trop quoi faire… Mais, c’est comme ça ici, et après tout ça fait du bien de prendre son temps. Pour 15 CUC, le billet, on a la promesse d’une belle exploration vers les vallées sucrières. La vieille loco diésel tracte ses wagons en bois d’un autre âge, sur une voie ferrée branlante et ou on a le souffle coupé lorsqu’on franchi les frêles viaducs en bois larges de 80 cm.

     Le 16 février, je dois rentrer sur La Havane en prenant un bus Viazul que j’avais réservé sur Internet. Deux files sont mises en place à la gare des bus, ceux qui ont des réservations et les autres. Au final, ce sont ceux qui ont des réservations qui ne pourront pas embarquer (une logique toute locale). Le ton monte avec certains touristes, je reste discret dans mon coin, la police est appelée pour évacuer énergiquement les récalcitrants qui osent protester. Le calme revenu, je vais essayer de faire un peu de charme à la guichetière qui finit par me tendre le précieux sésame pour embarquer. Il faudra tout de même, comme tout le monde, que j’accepte de donner le pourboire imposé pour mettre le sac dans la soute.  Le retour se fera d’une seule traite 7 heure de bus, sans pose pipi !

     Arrivé à la Havane, c’est la foire d’empoigne des chauffeurs de taxis, qui proposent des tarifs exorbitants pour rejoindre le vieux centre (20 à 30 CUC), je négocie à 15 CUC et fait embarquer avec moi, un jeune couple de Suisses (au final, cela fera 5 CUC par personne). Je trouve un hébergent, juste à côté de celui que j’avais eu les premiers jours. Ma journée se terminera par une jolie balade et un bon repas.

     C’est déjà le dernier jour mais j’ai toute la journée à passer ici, mon vol n’est qu’en soirée. Je vais en profiter pour visiter les lieux et musées de la Havana vieja que je n’avais pas pu voir au début de mon séjour. Le musée de la Ciudad (3cuc), superbe palais des anciens gouverneurs de l’ile, le petit et très surprenant muséum d’histoire naturelle, ou on m’explique encore que si les routes ne sont pas en bon état c’est pour faire un geste pour le développement durable. J’erre de places en bar et de musées en bancs publics, jusqu’à l’heure du taxi pour l’aéroport (20 CUC).

  • Facebook Social Icon
  • Twitter Social Icon
  • Google+ Social Icon
  • YouTube Social  Icon
  • Instagram Social Icon

     Un dernier conseil, évitez d’avoir trop d’argent cubain en poche à la fin de votre séjour car les bureaux de change de l’aéroport sont souvent en rupture d’euros (au pire des cas prenez des dollars, vous pourrez toujours en faire quelque chose). De plus débarrassez-vous de billets de 5 et surtout de 3 CUC, souvent ils sont refusés au moment du change…

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now