BUDGET:

Marseille / Cambodge  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _    704 €

Transports Siem Reap  _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _      40 €

Temples d'Angkor     _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _       37 €

Excursion Lac Tonlé Sap _ _ _ _ _ _ _ _ _ _       19 €

Hébergement Siem Reap   _ _ _ _ _ _ _ _ _      52 €

Siem Reap / Sihanoukville (avion)   _ _ _ _ _      68 €

Hébergement Sihanoukville + repas  _ _ _ _      12 €

Navette Koh Rong   _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _      18 €

Hébergement Koh Rong   _ _ _ _ _ _ _ _ _ _     81 €

Repas + activités Koh Rong     _ _ _ _ _ _ _ _     12 €

Sihanoukville / Phnom Penh    _ _ _ _ _ _ _ _     13 €

Hébergement Phnom Penh   _ _ _ _ _ _ _ _ _   54 €

Repas + activités   _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _ _  60 €

Total pour 13 jours pour une personne: moins de 1200 €

CAMBODGE - ANGKOR - KOH RONG & PHNOM PENH

     Aujourd'hui, je vous propose un trip de 2 semaines au Cambodge qui nous conduira des temples d'Angkor à l'île de Koh Rong puis dans la capitale Phnom Penh.

Pour des questions techniques liées au montage, l'ordre du récit peut légèrement différer des séquences vidéos.

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Jour 1:    Ce trip commencera comme souvent à l'aéroport de Marseille. C'est le début d'un étonnant marathon aérien qui me fera faire deux escales, la première à Londres, la seconde à Bangkok, ce sont les joies des billets d'avion à bas prix. Malgré tout, les escales seront brèves, moins d'une heure à chaque fois, ce sera donc la course dans les gigantesques places aéroportuaires. C'est sans grande conviction de retrouver mon bagage de soute à l'arrivée que j'embarque et je m’attends à devoir passer deux ou trois jours sans mes affaires. Le vol British-Airwair, se passe plutôt bien à l'aller, les repas convenables mais un choix de films en français limité.

16 heures plus tard, l'avion atterri sur le tarmac de Siem-Reap au Cambodge. L'avion stationne presque en bout de piste, la porte s'ouvre, on prend une grande bouffée d'air moite tropical et on descend les escaliers et on comprend vite qu'il faudra rejoindre à pied l'aérogare. A l'intérieur, un gigantesque fille d'attente conduit au bureau des visas, mon e-visa en main, je me range ... dans la file, sans doute la fatigue du voyage, qui me jouera quelques tours dans un instant. Il faudra une bonne dizaine de minute pour que je prenne conscience qu'il ne m'était nécessaire d'être dans cette file. Le contrôle de l'immigration fut rapide et avec grande surprise lorsque j'arrive devant le tapis roulant des bagages de soute, j'aperçois passer mon sac à dos. A ma grande surprise et malgré mais deux courtes escales, je vois rapidement réapparaitre mon sac de soute. Ça y est, Cambodge me voilà.

La sortie de l'aéroport est plutôt calme et pour cause pour avoir un taxi ou un touk-touk, il faut passer par un bureau de régulation ou on paye un tarif unique 9 Dollars US, puis où un chauffeur nous est attribué. Escorté de mon nouveau Pygmalion, je prends place dans le touk-touk qui va longuement me présenter ses circuits de visite d'Angkor, ses tarifs et ses services. Pour vingt euro la journée, le bon "vendeur" aidé par ma "vulnérabilité" liée à la fatigue, il finit par me convaincre (pour information, dans les hébergements, vous trouverez les mêmes prestations pour un peu moins cher).

     C'est enfin parti, direction l'Hôtel que j'ai réservé sur Internet. Arrivé sur place, ce sera plutôt une bonne surprise (Tropical Breeze Guesthouse). Une assez jolie piscine, même si elle se trouve dans une cours un peu étroite, l'accueil est sympathique et la chambre assez spacieuse et climatisée. Bon, côté salle de bain c'est un peu rudimentaire, toilettes qui fuient un peu et douche ... rustique, et un peu de moisissures au plafond.  Mais pour 61$ pour 4 nuits, cela reste très correct. Je pose mes affaires, fait une rapide toilette, me repose un peu et il est temps d'aller humer un peu les parages.

     C'est un peu au hasard que je pars à la découverte de Siem Reap, les abords de l'hôtel semblent fourmiller des petits restaurants plutôt bons marchés. De l'autre côté du pont, c'est l'effervescence des villes asiatiques. Je découvre le marché couvert artisanal (enfin, le marché touristique), puis, je me perds au hasard des rues et je finis par découvrir le temple Wat Preah Prom Rath. Il se trouve au milieu d'un assez joli parc ornementé de statues. Les pagodes ont des toitures spectaculaires. Je ressorts (avenue du Général de Gaulle) et me balade un peu le long de a rivière. Puis le voyage m'ayant épuisé, je me décide à rentrer pour profiter un peu de la piscine de l'hôtel et profiter d'une bière locale Angkor fraiche (en réalité, elles sont brassées en Thaïlande).

Pour la soirée (la nuit tombe peu après 18 heures) ce sera un petit repas à  5 dollars et une promenade au Night Market, foule dense et touristes en vadrouille abondants.

 

Jour 2:     Le deuxième jour, à ma grande surprise le Touk-Touk que j'avais payé d'avance vient  me chercher vers 9 heures. Il me conduit à l'accueil du parc archéologique d'Angkor pour y acheter un pass. En quelques minutes, la photo est prise et pour 62 dollars, j'ai mon billet d'accès valable trois jours (même si je n'ai besoin que de deux journées mais cela est plus pratique et revient au final un peu moins que prendre deux fois une journée). Je reprends le Touk Touk et c'est parti pour le tour d'une série de temples considérés comme secondaires (Je ferais le grand tour demain en partant plus tôt). Le premier temple c'est le Pré Rup, un temple pyramide classique mais qui mérite le détour. Puis ce sera le Mébong Oriental, puis le Ta Som, un joli temple assez longiligne qui émerge à peine de la jungle. Une des entrées du temple est d'ailleurs entièrement prise dans une gangue de racines et de troncs géants. Le spectacle mérite bien un selfi (humour). Vers 13 heures mon touk-touk me dépose au Préah Khan au bout d'une longue allée, je passe sur un pont bordé de sculptures étonnantes et qui enjambe une petite étendue d'eau,  On pénètre ensuite dans un assez long couloir, qui, de petites cours en passages étroits conduit vers un cône qui trône à la croisée de quatre axes en son centre. Certaines parties du temple sont en ruines avec des arbres dont les racines recouvrent les vieilles pierres. Après plus d'une heure et demi d'errance dans les ruines, comme me l'avait indiqué mon chauffeur, je me dirige vers l'accès Est (j'étais entré par le sud). Il est temps d'aller manger un morceau même si avec cette chaleur je n'ai pas un grand appétit. Après un rapide repas un plat pour 4 dollars. On repart vers l'East Mebon. Au bout du sentier taillé dans la forêt, on arrive sur une longue passerelle qui traverse une sorte de grand étang. Le spectacle est sublime. Une atmosphère et des reflets de lumières étranges. Au bout de la passerelle, on trouve un grand bassin en pierre et en le contournant on arrive sur un second bassin au milieu duquel trône une magnifique fontaine avec un petit temple sur le côté. Pour avoir un peu de recul pour pouvoir filmer l'ensemble, j'ai grimpé sur un talus et fait quelques pas à la lisière de la forêt, aussitôt plusieurs gardiens se sont précipités vers moi en agitant les bras dans tous les sens. En fait, ils m'ont expliqué qu'il restait des mines dans les environs et qu'il était peu prudent de s'écarter des chemins balisés ! Sur l'instant, j'ai imaginé que c'était une bonne technique pour canaliser les visiteurs mais il s'avère qu'après vérification, ils m'ont dit la vérité. Pour conclure cette première journée dans le parc d'Angkor mon chauffeur me dépose au pied d'une colline. L'ascension en colimaçon est assez simple et permet de découvrir petit à petit un beau panorama qui s’ouvre jusqu'au lac Tonlé Seap que j'irai voir dans quelques jours. Le temple au sommet est un temple pyramide ou, en dehors du paysage, rien de spectaculaire notable. Épuise, nous convenons d'arrêter cette frénésie de temples pour aujourd'hui. De retour à l'hôtel vers 16 heures, brève détente dans la piscine puis me voilà reparti, direction le musée archéologique de la ville à trois kilomètres à pied, de là ou je me trouve. Le musée (12 dollars), très moderne avec des salles qui se dispersent le long d'un pan incliné et d'un bassin central. Ce muséum, dispose d'une collection incroyable ! Il s'agit de quasiment toutes les statues, objets et artéfacts trouvés dans la zone archéologique d'Angkor. La fin de a visite à lieu autour d'une maquette animée. En sortant du musée, je profite du retour à pied pour voir la vielle ville coloniale de Siem Reap, le "Grand Hôtel", le parc de l’ancien quartier français, la pagode Preah Ang Chek Preah Ang Chorm et sillonner les rues avant de me poser dans un restaurant pour déguster une sorte de potage cambodgien et une assortiment de beignets pour 8 dollars. Ce soir, je ne vais pas tarder à aller me coucher car demain mon chauffeur viendra me chercher vers 4h30 du matin, pour une journée absolument incroyable.

Jour 3:     C'est en effet bien tôt, le jour pas encore levé que j'arrive devant une obscurité quasi totale devant une sorte de ponton flottant une foule semble se canaliser. Dans la nuit, seules quelques ombres se détachent d'un ciel encore bleu profond. Je suis le mouvement, le flux ne tarde pas à ralentir puis se disperser. A gauche de l'axe principal, je trouve quelques marches d'un petit temple ou je vais me poser, pour attendre le spectacle promis du lever du jour sur Angkor Wat, le plus grand et emblématique des temples (celui qui figure sur le drapeau du pays). Plus d'une heure de patience pour un spectacle, sans doute survendu et que je trouve bien décevant. Je décide donc de tenter d'aller voir le plus rapidement possible le sommet du temple (niveau 3) avant que la foule compacte n'y arrive puis de découvrir les autres niveaux en redescendant. Peut-être qu'en procédant de la sorte, j'arriverai à faire une visite inversée qui me tiendra éloignée de gros de la foule. Bonne inspiration car pour accéder à la plus haute plateforme du temple, le nombre de visiteur simultané et fixé à 100 personnes (autant dire qu'il y aura peu d'élus, dans la foule qui stagne encore au pied du temple).  Angkor Wat est un temple gigantesque qui trône au milieu d'une ile boisée. Le niveau le plus haut du temple et le plus spectaculaire, l'ascension par des marches très abruptes se mérite, c'est le cœur du temple avec un chemin de ronde que donne un panorama circulaire sur toute l'île.  En redescendant au niveau 2, on voit la fille d'attente d'accès au dernier niveau qui s'est considérablement allongée et atteint désormais le panneau trois heures d'attente. A ce niveau, se trouve une galerie circulaire décorée. En descendant au palier inférieur,  on peut admirer une gigantesque fresque qui fait le tour de l'enceinte. Diverses cours et bâtiments jalonnent ce niveau et il faut beaucoup de temps pour en découvrir chaque recoin. Après quatre heures d'errance dans Angkor Wat, il est maintenant temps de rejoindre la sortie en refranchissant le ponton d'accès des visiteurs et en admirant les incroyables berges artificielles du bassin d'enceinte. Je trouve non sans mal mon touk touk au milieu de l’indescriptible chao du parking. Il est temps de d'aller découvrir un nouveau temple. Ce sera Angkor Tom, dans doute le plus beau et un des plus densément prisé des visiteurs. Pour accéder au niveau supérieur il suffit de se laisser porter par la marée humaine. Le spectacle des tours aux quatre visages sculptés est magnifique mais le plaisir est souvent gâché par les selfis constants de visiteurs égocentriques qui montrent malheureusement moins d'intérêts aux beautés qui les entourent qu'à leur propre image. N'hésitez pas à "plonger" dans les entrailles sombres du temple (je vous déconseille de ne pas utiliser une lampe ou la torche de votre téléphone à proximité des puits, vous allez apeurer des chauves-souris, si je vous dis cela c'est que j'en ai fait l'expérience). Avant de quitter le temple, allez voir la fresque qui se trouve vers l'entrée.

Encore un bon en touktouk et je me retrouve au petit temple de Thommanon, peu de monde et il suffit de traverser la route pour être au Chau Say Tevoda.

Il et près de 14 heures et il est temps d'aller manger, ce sera à proximité d'un autre temple, le Ta Prohm. Une bière et un repas pour 8 dollars et c'est reparti. Il faut remonter une très longue allée dans la forêt déboisée pour arriver devant le parvis du temple. Immédiatement, j'ai l'impression de me retrouver devant le temple des singes du livre de la jungle. Je sais bien qu'il est supposé être en Inde mais la ressemblance est trop frappante pour que ce soit un hasard. Des racines emprisonnent les murs, de gigantesques arbres ont poussé sur les frontons. Une grande partie du temple est encore en cours d'extraction de la jungle. On a rapidement l'impression de se retrouver à la place de ses explorateurs qui ont vu surgir de la forêt toutes ces merveilles aux siècles passés.

Il est grand temps de quitter non sans émotion les temples d'Angkor, juste le temps d'aller admirer une des sublimes grandes portes, la porte aux éléphants surmontée par ses arbres qui semblent maintenant la protéger. De retour à Siem Reap,  je m'arrête dans un office de tourisme privé pour réserver pour le lendemain une excursion pour le lac Tomlé Sap (18 dollars). Après un long repos au bord de la piscine ou je vais me plonger dans la lecture de "la voie royale" de Malraux, manière de prolonger un peu mon expérience au cœur d'Angkor.

Ma soirée va se passer à Pub Street, un ensemble de rues très touristiques ou l'alcool coule à flot dans un décor de néons et de leds  multicolores, les prostituées tentant d'appâter le client (et lui faire discrètement les poches).

Jour 4: Pour ce dernier jour à Siem Reap, un bus vient me chercher à l'hôtel. Après plusieurs transvasements de passagers d'un bus vers un autre, nous faisons route vers le lac de Tomlé Sap. Nous quittons la route goudronnée pour emprunter des pistes qui traversent en ligne droite des rizières. En fait, nous sommes à la saison sèche, en période de mousson, le lac quintuple sa superficie envahi ces rizières et par la même vient fertiliser ces terres. Le chemin devient boueux, nous allons un peu marcher pour rejoindre un petit bateau, bien vieillissant et qui ferait voler en éclat les normes environnementales les plus laxistes. Tant bien que mal le bateau s'extirpe de la boue et réussi péniblement à rejoindre un bras d'eau tout juste suffisant pour nous porter. On progresse péniblement vers le village de Kampong Phluk. On passe au pied de maisons perchées jusqu’à huit mètres de haut sur leurs pilotis, c'est très impressionnant. Le bateau heurte des casiers de pêche et tord son hélice. Nous serons immobilisés trois quart-d‘heure au milieu de la rivière, le temps que notre "pilote" improvise une réparation de fortune à coup de pierre. On repart enfin, au bout de 20 minutes on débouche sur le lac, même si il est dans son état le plus bas, impossible d'en apercevoir l'autre rive, il s'agit en fait d'une mer intérieure d'eau douce. Nous approchons d'une plateforme flottante.  Il est possible pour 10 dollars (de plus) d'embarquer sur une petite barque avec une dame qui va ramer pour vous conduire au cœur de la forêt immergée. Cela peut sembler être une petite arnaque mais n'oublions pas que c'est aussi un revenu pour les familles en période sèche ou l'activité de pêche est au ralenti. Au début, il est un peu gênant de laisser cette dame d'un certain âge ramer pour nous. On pénètre ce qui ressemble à une mangrove, mais ce ne sont pas des palétuviers et il n'y a pas d'eau salée. La forêt c'est tout simplement adaptée aux crues. Habituellement les eaux du lac se déversent dans le Mékong mais en période de crues du Mékong le courant s'inverse et le lac se remplie et déborde même sur les forêts. Certains arbres sont capables de passer 5  mois entièrement immergés, sans perdre leurs feuilles et en continuant à faire leur photosynthèse. Ces arbres vont même fleurir sous l'eau et ce sont les poissons qui vont se charger de la pollinisation. A l'ombre des arbres la balade est tranquille et apaisante, tout juste perturbée par des singes qui bondissent au-dessus de ma tête et un serpent qui nage tranquillement à côté de la barque. Au milieu des arbres on trouve quelques viviers à poissons, réserve indispensable de protéines pour la saison de disette. On sort de la forêt et on repart vers un restaurant qui se trouve sur le lac. Je choisis d'y prendre un petit encas frugal, tout en regardant les crocodiles entassés dans des cages le long du restaurant et un spectaculaire python qui manifeste son insatisfaction d'être enfermé de la sorte.

Il est 13h30, le bateau vient nous récupérer et nous propose de longer un peu les rives du lac avant de reprendre le chenal. Arrivé au village de Kampong Phluk, on nous propose d'aller découvrir, à pied, cet endroit qui n'est accessible qu'en bateau à la saison des pluies. Une piste en terre traverse le village en son centre. De part et d'autres des maisons sur pilotis et du poisson et des crevettes qui sèchent sur des bâches. Vers 15 h, nous reprenons la route pour Siem Reap. Alors, oui, c'est une excursion organisée, un chemin balisé. Il est possible faire cela en "indépendant", il vous faudra compter 15 à 20 dollars de taxi et près 150 dollars pour le bateau...

En arrivant à Siem Reap, je vais consacrer la fin de ma journée à la découverte de quartiers moins touristiques et plus authentiques de la ville.

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Jour 5: Aujourd'hui, je vais me rendre à l'aéroport pour prendre un vol intérieur, je retourne bêtement à l'aérogare d'où je suis arrivé, mais les vols locaux partent d'un terminal spécial. J'arrive trois heures à l'avance, j'ai un énorme doute sur ma réservation, faite quatre mois plus tôt et pour laquelle je n'ai jamais eu ni confirmation, ni information de la part de Bravofly. Arrivé sur place, je tente de savoir, si mon billet était bien valide, les agents se sont mobilisés, mon numéro de réservation ne semblant pas correspondre à une place. Au final et après 3/4 d'heure de flottement, un jeune homme vient m'informer que j'allais pouvoir embarquer. A bord d'un avion à hélice d'une vingtaine de place, il me faudra une bonne heure avant d’atterrir à Sihanoukville. Dans une petite pièce à laquelle on accède par une longue allée extérieure, je récupère mon sac à dos. Trois individus, parqués derrière un comptoir gesticulent et hurlent pour attirer les clients vers leur compagnies de taxi. Je décide de passer outre et tente ma chance directement devant l'aéroport, mauvaise idée. En effet, l'aéroport se trouve au milieu de nulle part et on est obligé de prendre un taxi officiel pour rejoindre Sihanoukville (compter une vingtaine de dollars). Après une bonne demi-heure de route, le taxi me dépose devant le petit hôtel pas cher qui semblait charmant que j'avais réservé sur Booking. L'entrée se fait par une sorte de bar restaurant, j'attends un bon moment à la petite réception puis on me conduit à travers un petit jardin jusqu'à ma chambre (Mick & Craigs Restaurant & Guesthouse). Certes, j'en aurais que pour 10 dollars la nuit mais il faut bien dire que les lieux sont assez sordides voire un peu insalubres (j'ai toutefois déjà vu pire). Je dépose mes affaires et décide d'aller découvrir la ville. Je vous l'annonce directement, c'est la pire ville que j'ai eu l’occasion de voir. Des rues glauques de bars à prostitués, des casinos aux mains de la diaspora chinoise, un front de mer défiguré par des immeubles d'un autre âge et des plages très salles, peu aménagées et couvertes de détritus. Je me rends au ponton pour tenter de vérifier la validité de ma réservation pour le bateau du lendemain. Je rentre ensuite à l'hôtel, je mangerai au restaurant des grillades et prendrais une boisson pour 9 dollars. Je renonce à une balade nocturne et passe une partie de ma soirée en replongeant dans "la voie royale" de Malraux. A peine couché, je suis réveillé par un vrombissement tonitruant. Plus de lumière, c'est une coupure d'électricité (très fréquentes dans cette région) et le générateur de secours de l'hôtel qui est dans le petit jardin intérieur à quelques mètres de la chambre tente de se mettre en marche. Il faudra faire avec lui et une diarrhée naissante pour le reste de la nuit.

 

Jour 6:    C'est soulagé que ce matin, je quitte cet hôtel. Je me rends directement au ponton et à 9 heures dans la cohue j'embarque dans une navette. Une heure et demie plus tard, je débarque sur l'ile Koh Rong. Ma priorité c'est de trouver mon hébergement (Starfish Bungalows, réservé pour une trentaine de dollars la nuit) pour cela il me faudra marcher une vingtaine de minutes, d’abord en longeant la plage puis  un petit sentier s'enfonce sous les arbres sans jamais s'éloigner de la mer. Ma cabane n'est pas encore prête, je vais donc profiter d'une chaise longue et d'un jus de coco fraîche pour récupérer au bord de l'eau, de ma dernière nuit agitée. Vers 12h30, je prends possession de ma cabane. Jolie petite terrasse, belle pièce avec un lit baldaquin avec moustiquaire, mobilier en tek et salle de bain rudimentaire.

     A 14 heures, je décide de retourner visiter le village à côté du ponton. C'est une succession de boutiques et de restaurants sans intérêt. L'office de tourisme est tenu par de jeunes australiens manifestement bien plus affairés à vendre des billets à des teufeurs pour des soirées électros organisées sur des plages de l'île qu'a renseigner sur les activités de découverte. Je quitte ce village bouillonnant pour tenter de trouver une crique paisible à quelques kilomètres de là. Malheureusement la visibilité dans l'eau est très mauvaise. En fin d'après-midi, je poursuis ma lecture dans le hamac de ma terrasse avec vues sur la mer.

Vers 19 heures, je retourne au village pour me restaurer. Difficile de faire son choix entre toutes ces échoppes qui racolent les touristes. Fatigué, je jette mon dévolu sur un restaurant à Burger. Je commande un Burger frite avec boisson pour 3,5 dollars. Mais alors que j'avais très faim, subitement impossible d'avaler quoi que ce soit (sans doute l'instinct de survie). Je rentre de nuit avec une petite lampe. La nuit sera paisible et confortable.

Jour 7:      Le jour suivant, je prends un petit-déjeuner copieux au bord de la mer, puis part explorer l'île. Marche dans la jungle, plages de sables fins, j'arrive  sur la plage de coconuts-beach. C'est une assez grande déception la plage est malheureusement remplie de déchets, comme bien des endroits dans le monde. Très peiné et somme toute dégouté, je vais suivre la cote pour atteindre le coté plus sauvage. La progression est assez laborieuse au bout de quelques kilomètres, je consulte ma carte et je décide de tenter de retourner à mon hébergement en traversant de part en part l'île, en passant donc par le centre. L'illusion que le trajet le plus court serait le plus rapide, je m’enfonce  dans la végétation luxuriante à peine guidé par ma boussole. Je ferais une petite pose dans une clairière entourée de terriers de mygales. Il me faudra presque deux heures pour apercevoir mon objectif, c'est à ce moment-là que j'aperçois dans un arbre un singe avec un teeshirt et une trousse de secours dans les "mains". La scène m'amuse un court instant avant que je réalise que c'est la trousse de secours que j'avais laissé dans la cabane. Ce sera une bonne motivation pour activer le pas et rejoindre le cabanon. Après une rapide inspection des lieux, je ne vois pas par où ils sont passés, sans doute ont-ils soulevé les tôles du toit pour tout retourner et chaparder quelques barres de céréales, un tee-shirt et la trousse de secours. Après un peu de rangements, je m'installe longuement dans le hamac de la terrasse avec un soda bien frais et le bouquin de Malraux. Vers 19h, à la lueur de la torche, je vais manger une pizza au village.

 

 

Jour 8:      Pour ma dernière journée sur l'île de Koh Rong, je n'ai rien de prévu. Je souhaitais aller faire une plongée, mais en ce moment, les eaux sont particulièrement troubles, je vais donc profiter du calme et du soleil sur la plage voisine. Vers 16h, au retour à la cabane, je suis interpellé par mes voisins Suisses qui me proposent de les suivre pour assister à un magnifique spectacle, à ce moment là, j'imagine que cela doit être une rencontre avec des cétacés. Je regroupe quelques affaires, achète une bouteille de Rhum à la réception et nous partons pour une marche de presque deux heures à travers l'ile. Nous finissons par arriver sur une plage en limite de mangrove, la plage est encore jonchée de déchets, nous rejoignons une petit groupe déjà présent composé de deux australiens et deux jeunes américains. Nous sommes ensuite rejoints par un groupe de jeunes locaux. Chacun sort de son sac ce qu'il a pu emporter et nous improvisions une grillade. La nuit tombe et personne ne semble plus se préoccuper du spectacle promis.  Après le repas qui sera assez copieux, tout le monde se jette à l'eau dans une bonne ambiance. Alors que la nuit est maintenant tombée, soudain les locaux montrent du doigt l'orée de la forêt. Si au premier abord, je ne vois rien de particulier petit à petit des petits points lumineux apparaissent puis un scintillement vert fini par illuminer la forêt. Mais, le spectacle ne fait que commencer car maintenant à chaque mouvement, l'eau s'illumine. C'est une quasi-parfaite synchronisation des organismes luminescents terrestres et marins. Après cet incroyable expérience, je commence à m'inquiéter du retour, traverser la forêt de nuit ne me semble pas faisable mais heureusement les locaux ont appelé deux bateaux taxis qui vont nous conduire vers une jolie crique du coté plus "urbanisé" de l'île ou je terminerai la soirée.

Jour 9: Aujourd’hui, c'est une longue journée de transport qui commence. Après un copieux petit déjeuné et le paiement du solde de mon hébergement (18$50), je rejoins l'embarcadère avec mes lourds et encombrants sacs sur le dos, pour prendre la navette. Arrivé aux quais de Sihanoukville, un touk touk me conduit vers un mini bus qui m'amènera jusqu'à la capitale Phnom Penh. Il faudra 8 heures de route pour arriver à destination. Au terminus du bus, je trouve facilement un Touk Touk qui pour 5$ (je n'ai pas le courage de négocier) me dépose devant l'hôtel G Eleven Hotel ( 64 $ pour trois nuits). Un fois installé, il est temps d'aller faire un tour dans le quartier et surtout trouver quelque chose à manger, mais une nouvelle difficulté apparait, peu de choses sont traduites en alphabet latin. Fatigué par la journée de route, je termine dans un petit restaurant végétarien, le Surn Yi Végétarian Restaurant, qui est dans la même rue que l’hôtel. Accueil sympa  mais, je me suis fait arnaqué sur l’addition !

Jour 10: Après un très frugal petit déjeuné qui se limite à un café, deux toast confiture et un jus d'orange chimique, je me dirige directement vers le palais royal qui n'est pas loin d'ici. Il est supposé être ouvert dès 7h30 mais il est 9h et il est fermé. Je me dirige vers les quais Sisowath (berges de Tonle Sap) qui sont juste devant sous les "Touktouk, sir" des nombreux chauffeurs qui vont à la pêche aux touristes. Je me pose calmement puis fait signe à un chauffeur, on discute un moment et on convient d'un itinéraire détaillé pour la journée pour un montant de 20$. Première étape, après un court arrêt dans l'ancien quartier colonial français, le temple bouddhiste Wat Phnom au sommet d'une petit colline en plein cœur de la capitale qui culmine à une trentaine de mètres (Gratuit, plein tarif 1$). On monte par des escaliers qui permettent des voir divers temples dont manifestement le plus fréquenté est le temple chinois. Au somment, il y a le plus grand temple. Je faits la descente par le sentier qui zigzague le long de la colline sous une végétation tropicale. Mon chauffeur s’arrête ensuite, juste à coté  à la statue de Yeay Penh, un monument de la divinité créatrice de la cité et me commente le bas relief qui l'entoure. Le prochain arrêt et plus éloigné, on se rend sur le bras de terre à la confluence du Tonle Sap et du Mékong pour aller au Wat Kean Kleang (souvent appelé Golden Temple). Un magnifique temple avec de nombreuses sculptures et un extérieur richement décoré et doré. A l'intérieur, se trouve de grands panneaux qui reprennent chaque étape de la vie de Siddhartha (Bouddha). Je discute un instant avec un moine qui m'autorise à filmer l'intérieur du temple. Après cette longue étape nous repartons, on fait un tour sur les berges du Mékong, vers une station de pompage de l'eau puis nous nous allons au Monkey temple plus au sur la la "péninsule". L’endroit et désert, on entend juste le vent, quelques gallinacés et des aboiements de chiens. Le temple principal qui semble fermé est entouré de sépultures et d'arbres impressionnants. Lorsque je m’interroge sur le nom du temple alors qu'il n'y a pas de singes mon chauffeur m'indique qu'ils ont tous été amenés dans un endroit en dehors de la ville car ils mordaient les touristes (j'apprendrai plus tard qu'ils sont en parti au zoo (et certains ont été abattus). Il est maintenant presque 13h30, nous nous arrêtons dans une gargote pour manger un morceau (3$), puis après être passé dans une sorte de bidonville de barques sur les rives du Mékong, on retourne au centre-ville ou il me  dépose un instant au marché Russe, je fait le tour de cette sorte de bazar étouffant et dégotte une réplique en métal des visages du Bayon (30$).

Je vais maintenant aller "visiter" le S21. Un ancien lycée reconverti en « bureau de la sécurité » durant la période Khmers Rouges. Dans ce centre de détention près de 17000 prisonniers ont été torturés, interrogés puis exécutés entre 1975 et 1979 sous les ordres d'une autorité "abstraite": l'Angkar. Sept seulement ont survécu. La visite est pesante, on est vite au bord de la nausée et du malaise.

Vers 16h, mon chauffeur me ramène sur les quais près du palais royal. Au moment de payer il me réclame 30$ (et non 20) au prétexte qu'il m'a conduit à des endroits en plus que ce qui était prévu le matin (l'usage semble courant).

Quoi qu'il en soit, je m’aperçois que le palais royal est maintenant ouvert (10$ licence vidéo incluse). Le Palais Royal est la demeure des souverains du Cambodge depuis sa construction. Dans une atmosphère calme et sereine, on se promène à travers le complexe. Seule une petite partie du palais est accessible car la famille royale y vit.  Dans la partie ouverte au public, carrés de pelouse, bosquets taillés à la française et végétation tropicale animent les jolis jardins bien entretenus séparant les différents bâtiments. Parmi les rares édifices subsistant de la période de règne de Norodom 1er, la pagode du Bouddha d'Emeraude, le Vat Preah Keo, plus connue sous le nom de pagode d'Argent, fut édifiée de 1892 à 1902. Elle abrite toujours de nombreux trésors nationaux remarquables, comme le fameux petit Bouddha d’émeraude, qui est en fait en cristal. Il fait face au Bouddha Maitreya, une statue en or de 90 kilogrammes qui aurait été réalisée d’après les mensurations exactes du roi Norodom 1er . Sous le règne du roi Sihanouk, le Vat Preah Keo fut pavé de plus de 5 000 carreaux d'argent (d’où son surnom de pagode d’Argent). Les murs du cloître extérieur sont recouverts de fresques peintes entre 1903 et 1904, racontant les épisodes du Reamker, la version khmère du Ramayana, l'une des épopées mythologiques fondatrices de l'Hindouisme.

Dans la cour on trouve le pavillon en fer Napoléon III, caractéristique des années « Eiffel »  et une statue de Norodom 1er habillé en général français. Il s’agirait, dit-on, d’une statue de Napoléon III, dont la tête aurait été remplacée par celle du souverain cambodgien. De retour à l'hôtel je vais longuement profité de la piscine sur la terrasse. Je vais ensuite aller me promener sur les quais et dans la partie très moderne de la ville ou les plus aisés viennent se distraire.

Jour 11: Ma journée de la veille a été si dense que j'y ai fait la quasi totalité de ce que j'avais prévu pour mes quelques jours à Phnom-Penh. Je part donc, à pied pour découvrir "de plus près" la capitale avec à chaque coin de rue et même tous les 10 mètres la petite musique du "Touktouk, sir ?". Je vais arpenter le quartier français, les quais, le marché central et je fini par me perdre. Vers 14 heures, je sais que je ne suis plus très loin du palais royal (donc pas loin de l’hôtel) et je passe devant un restaurant école "friend" ou je vais déguster un plat de poisson très délicat (12$50), je repart maintenant vers le sud, je traverse un quartier ou les conditions de vie sont très dure et un marché, qui parait aux yeux d'un occidental être d'un autre temps. Vers 17h, je décide d'embarquer sur un bateau (à touriste) pour aller voir le coucher de soleil sur le Mékong 6$ avec une boisson). Trois moines embarquent aussi et vont immerger des cendres pendant la balade. Le spectacle du soleil couchant, des trains de bateaux sur le fleuve est très impressionnant.

Jour 12: Dès 8 heure je prépare mes sacs, 9h petit -déjeuné, 9h 30 piscine et 11h Check Out. En laissant mon sac principal à l'hôtel, je profite de mes dernières heures au Cambodge pour aller visiter le Muséum de Phnom Penh qui n'est pas très loin de moi (Gratuit, mais licence vidéo, Plein tarif 10$). Il contient l'une des plus importantes collections d'art khmer, avec des sculptures, des céramiques et divers objets ethnographiques. Le musée comprend 14000 pièces datant des temps préhistoriques et de l'empire khmer, qui s'étendait de la Thaïlande au Vietnam du sud. Le grand patio intérieur est un véritable havre de paix et de sérénité. Vers 14h, je me dirige vers le restaurant école ou j(avais été la veille. Un bon plat et surtout au dessert , une crêpe, manque,  glace, miel et agrumes, une tuerie !

Je vais maintenant aller me poser dans un parc tranquille près du Mékong puis vers 17h, je vais récupérer mon sac et prendre un Touk touk qui peinera à se faufiler dans le trafic très dense jusqu'à l'aéroport.

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Bientôt la vidéo

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